Fuyant la révolte de son peuple, un tyran préfère sauver ses malles de vêtements plutôt que son jeune fils. Ne pouvant se résoudre à abandonner le bébé à la vindicte des insurgés, une servante s’enfuit avec l’enfant…
Portrait au vitriol de la nature humaine, Le Cercle de craie caucasien valut à Bertolt Brecht bien des inimitiés. Les révolutions semblent en effet ici inciter à l’opportunisme et la versatilité plutôt qu’au courage politique et à l’altruisme. Ce conte moral - particulièrement troublant face aux suites que connaît le « printemps arabe » - est servi par une mise en scène extrêmement inventive de Jasmina Douieb qui, avec talent et sept comédiens sur scène, fait vivre quelques quarante personnages. |