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VIENNE 1913


D’Alain Didier-Weill
Mise en scène de Jean-Luc Paliès

Du mercredi 26 au vendredi 28 novembre 2008
au Centre Marius Staquet, Mouscron (B)

Spectacle à l’abonnement


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Production : Influenscènes (Fontenay-sous-Bois)
Co-production : Fontenay-en-Scènes
Co-réalisateurs : Espace Rachi - Théâtre des Halles (Paris)
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Influenscènes est conventionnée par la Rrégion Ile-de-France, la DRAC Ile-de-France, subventionnée par le Conseil Général du Val-de-Marne et la ville de Fontenay-sous-Bois, soutenue par le Fonds SACD, la SPEDIDAM et FCM.
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Avec : Philippe Beheydt, Alain Guillo, Jean-Luc Paliès, Jean-Pierre Hutin ou Pascal Parsat, Bagheera Poulin, Katia Dimitrova, Miguel-Ange Sarmiento, Isabelle Starkier
Mezzo / soprano (en alternance) : Magali Paliès, Stéphanie Boré, Sylvie Sissakian
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Aides à la création et à la reprise : Conseil Général du Val-de-Marne, Ville de Paris, ADAMI, SPEDIDAM
Mécènes : Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fondation Beaumarchais SACD
Remerciements à Yves Mikaeloff Antiquaires

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Durée du spectacle : 1h30 (sans entracte)


Phototèque


La rencontre imaginaire entre Freud et Hitler, dans le tumulte culturel et intellectuel de la capitale austro-hongroise à la veille de la Grande Guerre.
Une mise en lumière de ce qu’auraient pu être les racines tragiquement anecdotiques et intimes.
Vienne 1913, l’un des grands succès du festival d’Avignon 2007, réunit une distribution admirable dans une mise en scène où la sobriété n’a d’égale que l’élégance du jeu et de la forme.



VIENNE 1913

À Vienne, l’âge d’or de l’Empire austro-hongrois tire sa révérence dans une débauche de fastes et de raffinements tandis que pointe le vingtième siècle et sa modernité farouche. Pendant que l’intelligentsia découvre timidement les théories audacieuses de Sigmund Freud, une faune artistique bien plus bohème s’agite dans les ruelles miteuses de la ville. Les volutes capiteuses des toiles de Gustav Klimt et les crayonnés tourmentés d’Egon Schiele ont traversé l’histoire de l’art, mais un autre aspirant peintre de la ville marquera bien plus tristement l’Histoire.
À la charnière de ces deux époques, Adolf vient de fêter ses vingt et un ans.
Étudiant à l’école des Beaux-Arts, il vit misérablement dans un asile avec pour seul compagnon un chien errant. Il rencontre Hugo, jeune, beau et brillant aristocrate.
Hugo a tout pour réussir, mais le jeune homme est rongé par ses obsessions haineuses envers les juifs, un antisémitisme largement répandu chez les intellectuels autrichiens de l’époque, Par bravade envers Freud, son confrère et ancien maître, le Dr. Carl Gustav Jung envoie Hugo exposer son cas au père de la psychanalyse. Adolf et Hugo se confrontent l’un et l’autre au tumulte social, culturel et intellectuel de la ville et se forgent quelques idéaux définitifs.

Jean-Luc Paliès signe une mise en scène étonnante, sobre mais néanmoins pleine d’inventivité et d’élégance, du texte lucide et subtil d’Alain-Didier Weill, auteur et psychanalyste de renom. Dans Vienne 1913, le personnage principal est une ville.
On ne peut ainsi réduire son propos à nos connaissances et nos convictions sur l’un ou l’autre de ses célèbres habitants. Portés par une distribution mêlant acteurs, chanteuses lyriques et même un musicien sur verres de cristal, les destins d’hommes s’entrecroisent tandis que, de manière presque anodine, se noue l’une des pires tragédies de l’Histoire.
Comme Vienne qui résonne de mille voix et de mille idées, les personnages de cette pièce forment un chœur symbolique et appellent notre vigilance sur les germes de la barbarie qui naissent au sein même des cultures les plus vivantes et les plus sophistiquées.



La presse en parle

Freud-Hitler, face à face. (...) L’humour lucide d’Alain Didier-Weill fait le reste.
Historia

Et l’on découvre comment Adolf va sombrer peu à peu dans la paranoïa. Un magnifique spectacle riche d’une interprétation magistrale notamment le rôle ardu d’Hitler à 20 ans incarné par Miguel-Ange Sarmiento. Troublant.
Le Parisien

... comment ce jeune homme “banal” et perdu arrive à cette sorte d’illumination dont il est question dans Mein Kampf, où, brusquement, la réalité s’ordonne autour d’une explication univoque, qui est l’antisémitisme. A découvrir !
La France Catholique