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PETIT DÉJEUNER ORAGEUX UN SOIR DE CARNAVAL


Ecrit et mis en scène par Eno Krojanker et Hervé Piron

Du vendredi 06 au samedi 21 novembre 2009
Au Salon de théâtre, Tourcoing, (F)

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Production : L’L - Lieu de recherches et d’accompagnement pour la jeune création (Bruxelles)
Co-production : Théâtre des Doms (Avignon)
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Avec le soutien : du Centre Culturel d’Anderlecht "Escale du Nord"
Remerciements à l’Agora Théâtre
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Idée, interprétation et conception : Eno Krojanker et Hervé Piron
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Durée du spectacle : 1h10 sans entracte


Phototèque


Sur le plateau vide d’un théâtre, deux amis comédiens se laissent prendre au jeu du duel auquel les invite un fantomatique metteur en scène, “deus ex machina” incarné en un bien innocent magnétophone. Naïvement, par crânerie l’un envers l’autre, les compères se lancent à corps perdus dans cette joute professionnelle et amicale, au départ tout à fait sympathique ; Totalement absorbés par leur rivalité, les deux hommes n’ont-ils pas déjà été trop loin quand ils prennent conscience que la peur est le moteur de cette étrange compétition ? … Dans ce combat ludique et hilarant, teinté d’une pointe de cynisme et de perversité, le duo amis-acteurs explore les codes du théâtre contemporain et les dynamite dans un feu d’artifice surréaliste et jubilatoire. Un spectacle débridé, flirtant avec la “performance”, qui repousse toujours plus loin les frontières du récit théâtral.



PETIT DÉJEUNER ORAGEUX UN SOIR DE CARNAVAL

Assis face à face sur le plateau d’un théâtre, deux comédiens aux visages dissimulés derrière de curieux masques d’animaux picorent nonchalamment quelques cerises et se provoquent en se crachant mutuellement les noyaux a la figure. Intrigués par un paquet abandonné sur la scène, les deux hommes cèdent finalement à leur curiosité et en explorent le contenu, le magnétophone qu’ils y découvrent redouble leur intérêt et le amis s’empressent d’écouter le message que recèle l’engin, La voix qui envahit soudain la scène promet gloire et succès à qui exécutera scrupuleusement ses directives. Les deux compères se lancent alors avec entrain dans les défis d’interprétation théâtrale auxquels les invite cet étrange « metteur en scène ». L’esprit de compétition de ces acteurs aiguisé de plus belle, c’est bien vite à une véritable joute scénique que l’on assiste hilare. De John Zorn à Serge Lama, d’une version totalement grotesque de Don Quichotte à une présentation tout aussi déroutante de La Mouette de Tchekhov, les duellistes se répondent tour à tour, mettant en œuvre tous les stratagèmes du théâtre contemporain pour emporter l’adhésion du public qui leur fait face... Peu à peu, la compétition dérive vers une lutte acharnée entre les deux hommes totalement pris au jeu de leur rivalité...

Pour créer ce spectacle inclassable, Eno Krojanker et Hervé Piron ont travaillé aussi librement qu’il se peut, ne se fixant aucune autre contrainte que celle de prendre du plaisir. S’amuser à créer en organisant des séances de travail comme des défis lancés par un ami à un autre, des « répétitions » dans des lieux toujours différents, l’un arrivant avec une proposition à laquelle l’autre devait réagir et répondre instinctivement et théâtralement. S’amuser aussi sur scène par la suite, dans la « répétition » de ce spectacle faussement improvisé. Ce n’est d’ailleurs que grâce à une profonde complicité, à une connaissance réciproque de leurs atouts et de leurs points faibles, que les deux acteurs sont parvenus à faire de ce combat de titans, une réflexion jubilatoire et vivante sur le théâtre contemporain autant qu’un spectacle profondément inspiré d’eux-mêmes. « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même », telle est bien la philosophie ancestrale de L’Art de la guerre. C’est sans doute pour cela que cette compétition amicale est si réussie et si réjouissante, parce qu’elle parle de la nature humaine, mais dévoile aussi dans un même mouvement les processus narratifs du théâtre, ces illusions, ces « ficelles du métier » qui nous font rêver autant qu’elles nous trompent.



ENO KROJANKER et HERVÉ PIRON

Eno Krojanker, diplômé de l’INSAS à Bruxelles, a reçu le prix du meilleur espoir masculin en Communauté Française de Belgique pour la saison 2005-2006. Il a joué entre autres dans Wayn Wash 1 : Maria-Dolores et Wayn Wash 2 : Jean-Baptiste écrits et mis en scène par Wayn Traub, Les Amantes de Elfriede Jelinek mis en scène par Virginie Strub, La Fontaine au sacrifice de Marie Herny par le groupe TOC, ainsi que dans Les Croisés, Wanted Hamlet et Deux ennemis inséparables trois pièces de Marcel Cremer créées par le Théâtre Agora.

Son comparse Hervé Piron, est diplômé en sciences politiques de l’Université Libre de Bruxelles et, lui aussi, de I’INSAS. Il complète sa formation aux arts de la scène auprès des collectifs Transquinquennal et TG Stan. Il a joué dans Froid de Lars Noren dans une mise en scène de Jean-François Noville, ainsi que dans Moi Michèle Mercier 52 ans morte, Mon Bras mobile et Les 24 heures de Tina Pools à la recherche de son bonheur en tant que membre du groupe TOC.



La presse en parle

Petits jeux pervers entre acteurs. Eno Krojanker et Hervé Piron sont deux acteurs aux talents multiples, la trentaine loin d’être désespérée. Petit déjeuner orageux un soir de carnaval est le titre résolument non-sense de leur premier projet : un duo diablement cynique et un rien pervers… Un humour au goût de plus en plus acide, qui nous mène allègrement en bateau jusqu’au bout de l’absurde, (quoique)...”
Olivier Hespel, Le Vif / L’Express

Ne cherchez pas dans ce titre un indice sur le spectacle désopilant de et avec . Si les premières minutes s’inspirent vaguement d’un carnaval, la suite part sur d’autres pistes imprévisibles et ahurissantes. On avait pas ri comme ça depuis longtemps ; (...) Avec un humour pince-sans-rire le duo louvoie habillement mêlant fiction et réalité, brouillon et brillant, pour nous mener complètement à l’ouest, nous lâcher d’un coup et nous reprendre avec un naturel confondant.
Catherine Makereel, Le Soir