NEWSLETTER

OULIPO PIÈCES DÉTACHÉES


Conception et mise en scène de Michel Abécassis

Du mercredi 18 au vendredi 20 mai 2011
au Centre Marius Staquet, Mouscron (B)

Spectacle à l’abonnement


> Retour aux autres spectacles de la saison


 

Production : Théâtre de l’Éveil (Paris)
Coproduction : Espace Marcel Carné (St Michel sur Orge), Groupe des 20 théâtres en Île de France, La Ferme de Bel Ebat (Guyancourt)
.
Avec le soutien de Arcadi, Centre des bords de Marne (Le Perreux), Théâtre Firmin Gémier (Antonp), Centre Culturel d’Athis-Mons, Centre Culturel de Marcoussis, Le Ludion (Villemoisson sur Orge), Centre Culturel de la Norville, Conseil Général de l’Essonne
Co-réalisation : Théâtre du Rond Point des Champs-Elysées (Paris)
.
Avec : Nicolas Dangoise, Pierre Ollier, Olivier Salon
.
A partir de textes de : Marcel Benabou, François Caradec, Paul Fournel, Michelle Grangaud, Jacques Jouet, Jean Lescure, Hervé le Tellier, Harry Matthews, lan Monk, Oskar Pastior, Georges Pérec, Raymond Queneau, Jacques Roubaud et Olivier Salon
.
Lumières : Nicolas Barraud
.
Durée du spectacle : 1h10 sans entracte


Phototèque


Spectacle incomparable que ces Pièces détachées assemblées par Michel Abécassis en un réjouissant hommage à l’esprit joueur de l’Oulipo et des ses illustres membres parmi lesquels Raymond Queneau ou Georges Perec. Trois comédiens donnent à entendre des morceaux choisis de cette littérature qui, pour le plaisir du geste, se fixe des “contraintes” tandis qu’ils donnent à voir une malicieuse et amusante mise en scène. Un véritable bonheur pour les amoureux des mots.



OULIPO PIÈCES DÉTACHÉES

« Oulipo ? Qu’est ceci ? Qu’est cela ? Qu’est-ce que OU ? Qu’est-ce que LI ? Qu’est ce que PO ? Ou c’est OUVROIR, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la LI. LI c’est la littérature ce qu’on lit et ce qu’on rature Quelle sorte de LI ? La LIPO, Po signifie potentielle. De la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu’à la fin des temps, en quantités énormes, infinies pour toutes fins pratiques. QUI ? Autrement dit qui est responsable de cette entreprise insensée ? Raymond Queneau, dit RQ, un des pères fondateurs et François Le Lionnais, dit FLL, co-père et compère fondateur, et premier président du groupe, son Fraisident-Pondateur. Que font les OULIPIENS, les membres de l’OULIPO (mathématiciens et littérateurs, littérateurs-mathématiciens, et mathématiciens-littérateurs) ? lls travaillent. Certes, mais à QUOI ? A faire avancer la LIPO. Certes, mais COMMENT ? En inventant des contraintes. Des contraintes nouvelles et anciennes, difficiles et moins difficiles et trop difficiles. La littérature Oulipienne est une LITTÉRATURE SOUS CONTRAINTES. Et un AUTEUR oulipien, c’est quoi ? C’est « un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir ». Un labyrinthe de quoi ? De mots, de sons, de phrases, de paragraphes, de chapitres, de livres, de bibliothèques, de prose, de poésie, et tout ça... »
Marcel Bénabou et Jacques Roubaud

Après avoir lu avec passion pendant plus d’un an, Michel Abécassis a composé avec délice ce spectacle opérant un habile collage de textes qui rendent hommage aux fondateurs de l’Oulipo et perpétuent ce « style » toujours bien vivant. Ses Pièces Détachées illustrent l’émulation créative et la diversité formelle d’une littérature qui jouit de sa liberté, mais surtout des contraintes que se fixent par jeu ses auteurs. Puisés dans l’important répertoire oulipien ou commandés pour l’occasion, les textes fusent avec génie de la bouche des trois comédiens qui les portent à la scène, et forment le bouquet d’un réjouissant feu d’artifice de mots. Michel Abécassis met en scène avec inventivité et malice un spectacle fait de bouts de ficelle (de cheval de course à pied de cochon...), mais qui n’en est pas moins un formidable moment de théâtre, jubilation sur les ressources inépuisables qu’offre une langue. Une louange en actes de l’inventivité littéraire.



MICHEL ABÉCASSIS

Comédien et metteur en scène, Michel Abécassis fonde le Théâtre de l’Éveil en 1982. Passionné par les écritures contemporaines, son travail porte principalement sur l’adaptation de romans, de récits ou de correspondances. Parallèlement à l’important travail de composition, d’étude et de pédagogie qu’il réalise autour de l’Oulipo, sa création aborde des textes chargés d’histoire ou portant sur la difficulté d’être, des œuvres au cœur desquelles l’homme et son destin ont toujours une place essentielle. Parmi ses créations un spectacle musical Vian v’là Boris !, L’Or de Cajamalca de Jakob Wassermann, Pierre et le loup de Serge Prokofiev, L’Augmentation de Georges Perec, Le Syndrome d’Auschwitz du Ka-Tzetnik 135633, Cabaret Pessoa d’après Bureau de tabạc et Ode triomphale de Fernando Pessoa, Fait divers de Michel Azama, Fragment I d’après Samuel Beckett, Fernando Pessoa, Roland Dubillard et Lettre au père de Franz Kafka.



La presse en parle

Une telle prouesse que le spectateur même non averti finit par se rêver en “rat” qui construit lui-même son propre labyrinthe dont il se propose de sortir” selon la propre définition de l’oulipien par Jacques Roubaud et Marcel Bénabou qui, en matière d’Oulipo, en connaissent un rayon.
Elisabeth Bouvet, RFI

Représentation brève, vive, dense avec des humeurs de cocasse cabaret, Oulipo Pièces détachées est joué par trois interprètes exceptionnels, intelligents, originaux, acrobates des mots et de la diction, des as qui d’un regards vous retournent, des jongleurs virtuoses. (...) Ces garçons modestes et fiers comme trois Frère Jacques sont d’une précision diabolique.
Armelle Héliot, Le Figaro

Vous devez voir absolument Oulipo Pièces détachées. Courez-y vite, on en rit. C’est un plaisir ! Merci Messieurs.
Philippe Lefait, Des Mots de minuit, France 2

Michel Abécassis a construit sur scène un dédale théâtral aussi subtil que celui de ses inspirateurs dont on sort avec un plaisir jubilatoire d’y avoir erré, guidé par un fil spectaculairement solide et sacrément efficace. (...) Un spectacle allègre en forme de florilège lexicographique où les mots swinguent avec bonheur et joie.
Catherine Robert, La Terrasse