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MONSIEUR DE POURCEAUGNAC


De Molière
Mise en scène Isabelle Starkier

Avec : Francisco Cabello, Eva Castro, Daniel Jean, Stéphane Miquel et Sarah Sandre

Les jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2011
Théâtre Municipal Raymond Devos, Tourcoing [F]

Spectacle à l’abonnement


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Production : Star Théâtre(Paris)
Avec le soutien de la Région Ile de France, le Conseil Général de Seine Saint-Denis, la Ville d’Epinay-sur-Seine, la Ville d’Aulnay-sous-Bois, Fontenay en Scènes, l’Avant Seine de Colombes, la Ville de Paris, la Spedidam et l’Adami
Musique : Amnon Beham
Décors : Jean-Pierre Benzekri
Costumes et masques : Anne Bothuon
Lumières : Bertrand Llorca
Création sonore : Michel Bertier
Durée du spectacle : 1h25 sans entracte


Phototèque


Monsieur de Pourceaugnac, riche bourgeois de Limoges, débarque à Paris pour rencontrer la jeune Julie que ses parents souhaitent marier à un homme aisé. Le Limousin, pour sa part, voit dans une alliance avec cette noble famille la parfaite opportunité d’intégrer le grand monde et de conquérir la capitale. Mais ces projets de mariage arrangé vont se voir rapidement contrariés. Julie a déjà donné son cœur à Éraste et les jeunes amants n’entendent pas se laisser entraver de la sorte. Avec l’aide de quelques domestiques ravis de pouvoir jouer des tours pendables à un notable, étranger de surcroît, Éraste et Julie vont n’épargner aucune chausse-trape à Pourceaugnac afin de le discréditer auprès des parents de la promise et d’encourager l’encombrant prétendant à retourner dans sa province.

La trame de cette « comédie-ballet » de Molière pourrait la faire passer pour une farce bien légère. Et l’on rit, c’est vrai, aux éclats même, des mésaventures du pauvre Pourceaugnac. Mais dans cette pièce de la maturité, Molière croise également nombre des grandes figures qui jalonnent son œuvre : le ridicule des parvenus, la férocité cruelle des élites, la tartufferie des bien-pensants, l’altérité confondue avec la folie, l’exclusion de l’autre … Le rire, franc et généreux, est alors ici également un exutoire face à l’acharnement avec lequel les Parisiens entreprennent de déshonorer et de ruiner un pauvre bougre simplement étranger à leurs usages.
Isabelle Starkier a choisi avec bonheur d’assumer une théâtralité débridée et donne aux cinq acteurs qui incarnent avec une énergie revigorante la multitude de personnages de la pièce, l’occasion d’user de masques, des techniques de la commedia dell’arte, et de danser le ballet dans un burlesque aussi réjouissant qu’inquiétant. Et, même si le propos de Molière est toujours d’une actualité saisissante, elle s’autorise également la licence de substituer aux partitions de Lully des sonorités jazz, et confie le rôle de Pourceaugnac à un comédien noir.


Isabelle Starkier

Étudiante à l’Ecole Normale Supérieure, Isabelle Starkier obtient l’agrégation puis un doctorat qui la mène à enseigner les études théâtrales à l’Université. Elle a publié de nombreux textes et ouvrages dans le cadre de ses recherches qui portent principalement sur la place esthétique, éthique et sémiologique du théâtre dans la Cité.
Parallèlement à ses études, elle se lance très tôt dans la pratique du théâtre et se forme auprès de Daniel Mesguich, aux Quartiers d’été dirigés par Antoine Vitez, puis Philippe Adrien. Elle crée sa compagnie Star Théâtre en 1985 avec l’ambition de défendre le théâtre contemporain et la création de textes nouveaux autour de sujets d’actualité politique et sociale, mais sans renoncer à faire appel à la force des classiques. Elle crée ainsi de nombreux spectacles : La Dernière nuit d’Otto Weiniger et Les Lendemains qui chantent faux de Joshua Sobol, Le Bal de Kafka (présenté à La Virgule en 2007) et L’Homme dans le plafond de Timothy Daly, Têtes Rondes et Têtes Pointues de Bertolt Brecht, Le Marchand de Venise de Shakespeare ou encore Scrooge d’après Dickens.
Ses activités de metteur en scène lui font parallèlement réaliser des événements et des mises en espace pour des entreprises, des collectivités locales et des structures touristiques.


La presse en parle :

On est épaté par la mise en scène et par les acteurs. Une dénonciation intelligente du racisme mais aussi un magnifique divertissement. A. Moullintraffort La Provence

Par son adaptation et sa mise en scène de Monsieur de Pourceaugnac, Isabelle Starkier révèle toute l’acuité de la pensée de Molière en nous en restituant toute l’actualité. M. Guy France Inter / Studio Théâtre-Laure Adler

Drôle, divertissante et ingénieuse adaptation d’un texte de Molière. Les comédiens sont, sans exception, excellents. M. Le Moullac Rue Du Théâtre

Réjouissant ! Isabelle Starkier entraîne sa troupe dans une mise en scène virevoltante, chantante, ébouriffante. Si vos enfants sont allergiques au classique, ce spectacle est la potion qu’il vous faut ! M-L. Attinault Webthea

Les comédiens, tous énergiques et inspirés, tiennent avec un bel entrain ce spectacle aussi drôle qu’intelligent. D. Denorme Pariscope