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MON ONCLE EST REPORTER


Texte et mise en scène de Vincent Farasse

Du jeudi 23 mars au samedi 03 avril et du mercredi 20 au samedi 23 avril 2016
au Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

Spectacle à l’abonnement


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Production : Compagnie Azdak (Lille)
Avec le soutien de la DRAC Nord - Pas de Calais, de la Région Nord-Pas de Calais, de l’Aide à la création du CNT, de La Virgule (Mouscron-Tourcoing), de L’Échangeur (Bagnolet), du 104 (Paris) et du Studio-Théâtre (Vitry).
Avec : Ève Gollac, Gaëlle Héraut, Aymeric Lecerf
Scénographie : Julia Kravtsova
Lumière : Nathalie Perrier
Le texte est publié aux éditions Actes‐Sud Papiers. Il a été accompagné par le Collectif A mots découverts, sélectionné par le Bureau des lecteurs de la Comédie Française et par l’association SACD-Entr’actes.
Durée du spectacle : 1h15 sans entracte
Les jeudis, rencontre avec l’équipe artistique à la fin de la représentation


Phototèque


Camille vit à Lille et travaille à Bruxelles. D’un côté sa femme, de l’autre son métier. D’un côté ses convictions. De l’autre ce qu’il fait. Deux univers étanches, séparés par un trajet quotidien en Thalys. Un jour, son voyage se trouve dérangé par les sanglots d’une jeune femme assise en face de lui, Delphine. Lorsqu’il la recroise par hasard, peu après, un sentiment troublant se noue entre eux. La vie de Camille, ses choix, s’en trouvent profondément remis en question.

Portée par trois remarquables jeunes comédiens, dirigés avec justesse par Vincent Farasse, auteur et metteur en scène, Mon oncle est reporter se présente dans une grande sobriété scénographique. Les bouleversements intimes qui meuvent les personnages apparaissent sans brutalité dans les dialogues, à travers les fléchissements des voix, les silences et les gestes semble-t-il anodins des personnages. Pourtant, leurs questionnements n’en sont pas moins fondamentaux : politiques, amoureux, métaphysiques...

À travers la mise en balance du quotidien de Camille, tiraillé entre deux villes, deux histoires d’amour, deux conceptions de la société : l’une qu’il rêve et l’autre à laquelle il se vend, Vincent Farasse interroge la société contemporaine. Quelle est donc la véritable nature de cette société complexifiée à l’extrême, dont les enjeux paraissent insaisissables, où nul ne sait plus réellement qui agit et quelles sont les conséquences des actions quotidiennes de chacun ? Y-a-t-il encore une échappatoire, une alternative possible à un monde supposé établi sur un réseau d’interdépendances et de connexions inextricables ? Dans une démocratie réputée accomplie, où chacun serait devenu pleinement acteur de la société, comment légitimement désigner un exploiteur contre qui se dresser ? En remettant en lumière la dimension politique des décisions les plus banales, des petits renoncements et compromissions, Mon oncle est reporter parvient à poser sans provocation des questions justes et nécessaires. On retrouve chez le jeune auteur, la flamme d’une époque plus résolument contestataire où tout était politique, l’art, le travail, le couple, le rapport à soi et le prix payé pour la réalisation de ses rêves…

Avant sa création en avril 2015 au Théâtre L’Échangeur à Bagnolet, Mon oncle est reporter avait été mis en espace à Théâtre Ouvert et diffusé sur France Culture.


Vincent Farasse

Après des études en Lettres supérieures et une licence de philosophie, Vincent Farasse poursuit des études musicales en chant lyrique. Il intègre ensuite l’Ensatt en tant que comédien et y met en scène Je puis n’est-ce pas laisser la porte ouverte, trois nô modernes de Mishima. Il en sort en 2005, joue notamment sous la direction de Marie-Sophie Ferdane, Gilles Chavassieux, David Mambouch ou David Jauzion-Graverolles, et met en scène Alladine et Palomides, La Mort de Tintagiles de Maeterlinck au Théâtre des Marronniers de Lyon en 2007, ainsi que Loin de Nedjma d’après Kateb Yacine et Ismaël Aït Djafer au CDN de Valence en 2009. En 2006, à 25 ans, il écrit sa première pièce, Suspendue, et reçoit la bourse d’encouragement du Centre National du Théâtre. En 2009, au Jeune Théâtre National et à Naxos-Bobine, il met pour la première fois en scène l’un de ses textes, L’Enfant silence. En mai 2010, il est reçu en résidence au Centre National des Écritures du Spectacle, Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Il y écrit en partie Le Passage de la comète, qu’il met en scène en 2012 au Studio-Théâtre de Vitry. En 2012-2013, il est auteur associé au Centre Dramatique National de Vire, où il écrit et met en scène Cinq jours par semaine. Il travaille en ce moment à une nouvelle création Métropole, qu’il présentera à La Virgule la saison prochaine et dont le texte vient de recevoir, le « Prix des journées de Lyon des Auteurs de Théâtre ». Il travaille également à un ensemble de petites formes philosophiques d’intervention autour des Dialogues de Platon.