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MARIVAUX 202


Le jour de l’italienne suivi de L’Épreuve

De Marivaux

Mise en scène de Sophie Lecarpentier

Du mercredi 24 au vendredi 26 février 2010
au Centre Marius Staquet, Mouscron (B)

Spectacle à l’abonnement


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Production : Compagnie Eulalie (Malakoff)
Avec le soutien de l’ADAMI, du Conseil Régional Haute-Normandie, du Théâtre de l’Ouest Parisien (Boulogne-Billancourt) et du Théâtre des Amandiers (Nanterre)
Coréalisation : Théâtre 13 (Paris)
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Remerciement à Lacoste pour les costumes
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Avec : Xavier Clion, Lucie Chabaudie ou Vanessa Koutseff, Sophie Lecarpentier, Solveig Maupu, Alix Poisson, Emmanuel Noblet ou Stéphane Brel, Julien Saada
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Création lumières : Luc Muscillo et Emmanuel Noblet
Création sonore : Sébastien Trouvé
Scénographie : Hélène Lecarpentier
Costumes : Solveig Maupu
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Le texte est édité aux éditions Le Cygne - Inédits du Théâtre 13
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Durée du spectacle : 2h20 avec entracte


Phototèque


Deux spectacles en une soirée pour une plongée amusante et poétique dans l’univers d’une troupe de théâtre. Dans Le jour de l’Italienne, création collective, une metteur en scène jouant son propre rôle répète L’Épreuve de Marivaux entourée de son équipe de comédiens et de techniciens. Nous assistons ainsi, pendant les quelques semaines de travail qui les séparent encore de la première, au drôle de spectacle qui se joue dans les coulisses et les affres de la création. En seconde partie, les mêmes comédiens jouent réellement L’Épreuve dont on savoure alors chaque menu détail à la lumière de la brillante comédie qui l’a précédée.



LE JOUR DE L’ITALIENNE

Réunie autour d’une table sur le plateau d’un théâtre, un troupe de comédiens entame la première lecture de L’Épreuve, une pièce de Marivaux qu’ils joueront quelques semaines plus tard. Guidés par leur metteur en scène, les jeunes acteurs s’appliquent à endosser leur personnage, à s’en approprier les sentiments et les répliques, tandis que se créent à côté d’eux les costumes, les décors et les lumières qui habilleront la scène. Les répétitions s’enchaînent et, avec elles les propositions artistiques, les meilleures comme les plus grotesques, les interprétations pénétrantes ou absurdes, les fous rires, les vexations d’egos, les incertitudes, les compliments et les colères noires... tous ces petits riens qui participent finalement de la création d’une pièce. Plus elle pénètre profondément le texte de Marivaux, plus l’équipe se confronte, derrière l’humour badin de cette comédie de mœurs, à la part de cruauté que recèle également la fable. Dans L’Épreuve, en effet, Lucidor, jeune et riche aristocrate, s’est épris d’Angélique, la fille d’une modeste bourgeoise de province ; avant de lui déclarer sa flamme, il tient à s’assurer de l’amour sincère et désintéressé de sa bien aimée et échafaude dans ce but un stratagème aussi propre à la comédie qu’il est inélégant et pervers. Après avoir demandé à Frontin, son valet, de se faire passer pour un bien meilleur parti que lui- même, Lucidor présente ce précieux ami à Angélique et lui recommande vivement de l’épouser…



MARIVAUX 202

Pour Sophie Lecarpentier qui signe la mise en scène de ce spectacle diptyque, l’ambition de Marivaux 202 était elle aussi double, sinon multiple. En proposant au public le spectacle de répétitions, elle entendait faire pénétrer les spectateurs dans l’univers souvent mystérieux, ou pour le moins abstrait, d’un travail artistique ; elle répondait, par ailleurs, en même temps, à ceux qui se demandent, parfois bien légitimement, à quel travail une équipe d’artistes peut bien passer son temps quand elle n’est pas face à son public. L’incursion des spectateurs dans le processus créatif de L’Épreuve, avant de présenter le spectacle dans sa forme aboutie une fois passé l’entracte, lui permettait également de présenter habilement les différentes pistes de lecture qu’elle avait envisagées pour la pièce, et de faire apparaître celles qui furent choisies autant que celles qui furent abandonnées. Mais la mise en scène par Sophie Lecarpentier du « comique des répétitions » est avant tout un formidable réservoir de situations comiques. On voit ainsi comment des acteurs s’approprient leur personnage par les chemins les plus curieux, comment certains tentent parfois de tirer la couverture à eux, comment ils s’associent ou s’éloignent en réalité de manière souvent bien différente de la dynamique que commande le texte à leur personnage. Marivaux 202, salué par une critique unanimement enthousiaste, est un condensé de vie, une réjouissante plongée dans l’univers d’une compagnie théâtrale avec ses petits travers et ses grands mérites.



SOPHIE LECARPENTIER

Formée au Conservatoire national d’art dramatique de Rouen, avec notamment pour professeur Yves Pignot Le Vol de Kitty Hawk, Sophie Lecarpentier est metteur en scène et dirige la Compagnie Eulalie qu’elle a créée en 1996. Elle met en scène des textes aussi différents qu’ Une année sans été de Catherine Anne, La plus haute des solitudes d’après Tahar Ben Jelloun, Les rencontrées du bel hasard de Marc Delaruelle ou Le Fait d’habiter Bagnolet de Vincent Delerm. Parallèlement à ses propres spectacles, elle est l’assistante de Jean Dautremay à la Comédie Française, et de Jean-Pierre Vincent au Théâtre des Amandiers de Nanterre ainsi qu’au Théâtre du Châtelet. En 2005, elle devient la collaboratrice artistique de Luc Bondy pour Viol de Botho Strauss à l’Odéon, Théâtre de l’Europe, et La Seconde surprise de l’amour de Marivaux au Théâtre des Amandiers. Elle s’essaie pour la première fois à la scène en tant que comédienne dans Le Jour de l’italienne où elle joue son propre rôle au milieu de ses acteurs et de ses techniciens.



La presse en parle

Pour découvrir l’envers du décor, les secrets de fabrication du théâtre, il faut voir ce Jour de l’italienne : une création collective très enlevée, pleine de charme, de justesse et d’auto-dérision.
Télérama

Théâtre dans le théâtre, glissements de vérité à mensonge, de réel à fiction, tout ici est trouble et enchantement. C’est vif, allègre. C’est la jeunesse du théâtre.
Armelle Héliot, Le Figaro

Un spectacle intelligent et délicieux.
Charlotte Lipinska, Le Masque et la plume, France Inter