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LES CHAISES


d’Eugène Ionesco

Mise en scène d’Arnaud Anckaert

Du vendredi 29 février au samedi 15 mars
au Salon de Théâtre, Tourcoing (F)

Spectacle à l’abonnement


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Production : Compagnie Théâtre du Prisme
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En coproduction avec : La Comédie de Béthune - CDN Nord - Pas de Calais
avec le soutien du Conseil Général du Pas de Calais.
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Remerciements au : Bateau Feu, Scène Nationale de Dunkerque.
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Avec : Capucine Lange, Christophe Jean, Arnaud Anckaert
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Le texte est publié aux Éditions Folio sous la direction de Michel Lioure
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Durée du spectacle : 1h15 (sans entracte)


Phototèque


Sous titrée “farce tragique” la pièce d’Ionesco est construite comme un ballet avec son crescendo, ses répétitions et ses rythmes internes et des personnages quasi mythologiques : un vieux et une vieille, à l’aube de leur mort, se sont enfermés dans un paradis dérisoire. Arnaud Anckaert en fait un objet théâtral loufoque, chorégraphique et plastique… Un coup de cœur qui nous plonge aux sources du clown et du tragédien, du rire et du jeu totalement libre.



DEUX VIEUX SE SUICIDENT POUR LA GLOIRE

Ionesco nous fait entrer dans l’univers fantasmagorique de deux petits vieux : Mon Chou, le vieux de 95 ans, concierge, ancien Maréchal des Logis, et Ma crotte, sa femme, la vieille de 94 ans. Ce sont des gens qui ont accompli une vie de travail et qui, à la fin de leur existence, tentent de délivrer un message à l’humanité pour la sauver. Pour ce faire, ils invitent toute la société. Coincés sur une île minuscule, ils reçoivent la visite de centaines de personnes invisibles... Malgré le peu de personnages réels, la pièce est très vivante, car les chaises de chaque invité occupent toute la scène (dont Ionesco a laissé un plan très détaillé). Très vite, tout s’accélère : les discours, les mouvements, l’arrivée des invités, et soudain, comme pris dans cette foule, les petits vieux paraissent de plus en plus transparents, irréels, comme s’ils ne pouvaient plus rien faire d’autre que répéter en écho leurs propres mots. Au sommet de leur gloire mais sentant leur absurdité et leur inutilité, ils se suicident stoïquement.



IONESCO : J’AI PEUR D’ÊTRE VIEUX

Dramaturge français d’origine roumaine, lonesco est souvent présenté comme le chef de file du théâtre de l’absurde. Les Chaises (1952) est une pièce assez représentative des principales trouvailles de son théâtre : mécanisme de prolifération ; personnages qui ont la particularité d’être ce qu’ils ne sont pas ; sens de l’absurde mêlé de visions fantastiques... L’introspection n’est pas absente de cette pièce emblématique, Ionesco déclarant - par l’absurde- sa peur panique de la vieillesse : "Lorsque j’ai écrit Les Chaises, j’avais l’image d’une chambre vide qui serait remplie par des chaises inoccupées, les chaises arrivant à toute vitesse et de plus en plus vite."
C’est "sur cette première obsession, que s’est greffée une histoire", celle des deux vieillards, "mais leur histoire est destinée seulement à soutenir l’image initiale, fondamentale, qui donne sa signification à la pièce."



ARNAUD ANCKAERT RELÈVE LE DÉFI

Formé à Bruxelles, Arnaud Anckaert affirme depuis ses débuts une sensibilité pour le mouvement et le répertoire contemporain en mélangeant les genres et les formes. Dès 1995, il met en scène avec la compagnie Le Théâtre du Prisme, une dizaine de spectacles. Voyageur de nature, il parcourt l’Europe en 1999 pour compléter sa formation et participe en 2005/2006 à l’Unité Nomade de formation à la mise en scène (C.N.S.A.D). Sélectionnés par le Conseil Régional Nord Pas-de-Calais pour participer au festival d’Avignon off en 2005, ses spectacles Disco Pigs et Avant la fin ont tourné durant toute la saison dernière.
Pour lui, monter Les Chaises est un défi et une ouverture à la compréhension du théâtre contemporain.