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LA SECONDE SURPRISE DE L’AMOUR


De Marivaux
Mise en scène Alexandra Tobelaim

Avec : Fabrice Cals, Sophie Delage, Marie Dompnier, Éric Feldman, Thierry Otin et Olivier Veillon

Du mercredi 20 au vendredi 22 juin 2012
Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

Spectacle à l’abonnement


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Production : Compagnie Tandaim(Cannes), Théâtre Durance Scène Conventionnée, Pôle de développement culturel, Château Arnoux, Saint Auban.
Avec le soutien de la DRAC Provence - Alpes - Côte d’Azur, de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur, de la ville de Cannes, du Fonds d’insertion pour les jeunes artistes dramatiques, du Conseil Général des Alpes-Maritimes et de l’ADAMI.
Scénographie : Olivier Thomas
Musique : Christophe Perruchi
Lumière : Thomas Costberg, Vincent Ribes
Costumes : Joëlle Grossi
Durée du spectacle : 1h50 sans entracte


Lorsque le hasard fait se rencontrer deux inconsolables chagrins d’amour, le désir et l’appétit de vie empruntent aussitôt de malicieux chemin pour revigorer ces cœurs malheureux. Alexandra Tobelaim et les remarquables acteurs de sa compagnie cannoise transposent la célèbre comédie de Marivaux dans le monde contemporain sans rien ôter à la fable de sa clarté et de son intemporalité. Pour accentuer encore l’ambiguïté des sentiments qui assaillent un amoureux délaissé, la metteure en scène met en relief la pièce avec le texte Douleur exquise de Sophie Calle, artiste française mondialement reconnue pour son travail sur la fragilité des sentiments et l’ironie cruelle des ruptures amoureuses (Prenez-soin de vous).

Une jeune marquise, inconsolable depuis le décès du mari qu’elle aimait passionnément, s’enferme lentement dans son chagrin. Les badinages de ses serviteurs et les approches de quelques courtisans laissent de glace cette jeune femme qui s’est juré de ne plus laisser son cœur s’ouvrir à l’amour. Un Chevalier, ami de son défunt mari et délaissé par sa bien-aimée, est lui aussi un cœur éploré. Ne trouvant de compréhension qu’auprès de cet autre qui partage la même douleur, les deux infortunés se rapprochent peu à peu. Le désir et l’appétit de vie empruntant toujours les chemins les plus malicieux, une passion nouvelle pourrait bien naître sur les cendres de ces amours défuntes, telle une seconde et vivifiante surprise.

Séduite par l’originalité de leur procédé, Alexandra Tobelaim s’est intéressée à deux textes traitant « à rebours » du mystère des sentiments amoureux. Elle confronte ainsi la comédie de Marivaux, où les distances sociales modèlent l’intrigue, à Douleur exquise, un texte de l’artiste contemporaine française Sophie Calle qui, elle, aborde l’ambiguïté sentimentale d’une rupture amoureuse dans une approche introspective et intime. Elle propose une scénographie ludique qui pousse à son paroxysme le principe classique de l’unité de lieu, de temps et d’action : ses remarquables acteurs ne quittent jamais le plateau et, comme dans la vie, quand leur scène est terminée, ils continuent à évoluer indépendamment les uns des autres, mais toujours sous le regard amusé des spectateurs. Ils s’enferment ainsi par exemple dans des boîtes figurant leurs univers personnels, des mondes enchevêtrés, visibles et accessibles, mais également suffocants pour qui déciderait de ne plus s’autoriser d’en sortir. Une réjouissante adaptation d’une comédie classique, qui, sans marivaudage, entraîne le public dans l’exaltant tourbillon de l’éveil amoureux.


Alexandra Tobelaim

Comédienne issue de l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes (ERAC), Alexandra Tobelaim joue notamment sous la direction de Geneviève Hurtevent et de Philippe Chemin. Elle joue aussi dans des créations de Jean-Pierre Vincent et se forme ensuite auprès de lui à la direction d’acteurs, en l’assistant par exemple sur sa mise en scène des Prétendants de Jean-Luc Lagarce. Avec Hubert Colas, elle approfondit son approche de l’écriture scénique et du travail sur les textes contemporains. Pour accueillir ses propres projets elle fonde Tobelaim en 1998, une compagnie qu’elle envisage comme un espace ouvert où, à l’occasion de ses productions, se rencontrent des comédiens, artistes et techniciens qui confrontent leurs expériences et stimulent leur créativité. Elle y signe ainsi des mises en scène aussi différentes que Le Système Ribadier de Georges Feydeau, Villa Olga de Catherine Zambon, Réception de Serge valletti ou Le Boucher d’après Alina Reyes.


La presse en parle :
Tout à fait dans l’esprit d’un auteur qui voulait corriger les moeurs pas le rire... En effet, on rit beaucoup dans ce chassé-croisé des sentiments qu’Alexandra Tobelaim a voulu mettre en abîme, au délà des trois siècles qui les séparent, avec les introspections de Sophie Calle dans Douleur exquise !
Geneviève Folliet-Mousset La Provence

Ne la ratez pas ! Alexandra Tobelaim sait choisir et diriger ses comédiens, a une grande intelligence des textes, et un vrai sens de la scénographie. Son Marivaux lui ressemble : proche et classique à la fois, il tend vers l’émotion, tout en ne perdant pas une miette de sens. Agnès Freschel Zibeline