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Fausse note


de Didier Caron
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mise en scène de Didier Caron & Christophe Luthringer
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Spectacle proposé à l’abonnement
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Du 17 janvier 2023 au 27 janvier 2023

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

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• lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h00
• samedi à 17h00
• relâche dimanche
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Complet : 18, 19, 20, 21 et 26 janvier
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Rencontre avec l’équipe artistique les mercredis et jeudis à la fin de la représentation.
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Réserver en ligne

 

Production : Des Histoires de Théâtre, ID Production (Paris)
Avec le soutien de la SPEDIDAM
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Avec : Pierre Azéma, Pierre Deny
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Scénographie : Marius Strasser
Lumières : Florent Barnaud
Création musicale : Vladimir Petrov
Assistante mise en scène : Bénédicte Bailby
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Durée du spectacle : 1h20 sans entracte


Photothèque


Fausse note invite les spectateurs au Philarmonique de Genève, un soir de 1989, dans la loge d’un chef d’orchestre de renommée internationale. À la fin de son concert, le Maître est importuné par un spectateur aussi admiratif qu’envahissant. Plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Comment peut-il connaître tant de détails de la vie du maestro ? Qui donc est-il et quelle est la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce qu’apparaisse un objet du passé…
Didier Caron propose une joute verbale dense, tendue, et ponctuée de musiques qui soulignent la tension dramatique entre les personnages ou permettent de salutaires respirations dans cet affrontement. Il signe une mise en scène dépouillée d’artifices, où l’émotion prévaut.
Fausse note pose la question, loin d’être rare, de la cohabitation avec un passé encombrant. Faut-il tenter de l’effacer ou l’assumer coûte que coûte ? Pierre Azéma et Pierre Deny, deux acteurs aussi à l’aise sur les planches qu’ils sont familiers de nos écrans, incarnent ses personnages avec talent, cisèlent son texte, posent les silences avec une précision telle que le suspense est total.
Une partition de haut vol parfaitement interprétée.



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FAUSSE NOTE, PAR SON AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE

« Ma première intention était de relever les défis que je m’étais lancés.
Pouvais-je raconter une histoire solide, reposant uniquement, sur les épaules de deux personnages ? Jusqu’à présent, j’écrivais des pièces chorales, avec plusieurs protagonistes. Ici, mon « challenge » était de trouver la trame pour que l’action avance uniquement sur un enjeu suffisamment fort.
Mon second défi était donc, de trouver cet enjeu, qui tiendrait le spectateur en haleine tout au long de la pièce. Une intrigue puissante pour ne jamais tomber dans le bavardage ou le commentaire.
Mon troisième défi était d’écrire un drame. En effet, j’écris, depuis toujours, des comédies de mœurs et, je voulais me confronter à cette sensation de ne pas avoir l’obligation de chercher le rire. En ce sens Fausse Note m’a apporté un peu de répit !
Mon dernier défi était de parler d’un sujet que j’avais toujours évité d’aborder : La relation père-fils. Souvent cette relation est faite de silences pudiques, d’absences. Une absence qui devient, finalement, une présence décuplée. Mais un père, bon ou mauvais, reste toujours une image référente pour un fils. Cet amour n’a pas de raison, ne peut se justifier.
Cet aspect de la relation entre un bon, ou un mauvais père, vis-à-vis du fils a guidé également mon histoire. Un fils peut-il aimer malgré tout un père qui s’est mal conduit ? Que reste-t-il d’un père qui n’a jamais exprimé son amour à l’égard de son fils ?
De toutes ces réflexions découlait un autre thème, celui du libre arbitre. Avons-nous le libre arbitre d’agir et pouvons-nous nous libérer des chaînes laissées par nos pères ? Je pense personnellement que nous sommes maîtres de nos choix, pas du résultat. Alors, si un père s’est mal comporté de son vivant, pouvons-nous réparer en son nom ou devons-nous porter sa faute et culpabiliser toute notre vie ? Les personnages de Fausse note ont passé leur vie à tenter de s’affranchir du passé de leur père, pour enfin... grandir.
Fausse note aborde les thèmes de la transmission, de la réparation mais aussi, de la vengeance ; cette vengeance qui semble apaiser, mais qui finalement, ne répare rien. »

Didier Caron



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DIDIER CARON

Didier Caron a un problème avec le choix. Incapable de trancher entre l’écriture, qui le passionne et qui le fait accoucher d’une dizaine de comédies dont Un vrai bonheur - pièce 5 fois nommée aux Molières en 2002 -, et l’adaptation, comme avec Sur la route de Madison avec Alain Delon, Kramer contre Kramer avec Frédéric Diefenthal ou plus récemment Steel Magnolias (Coiffure et confidences) de Robert Harling.
Il se plaît également à la mise en scène, et connaît notamment un grand succès avec La Cage aux folles avec Christian Clavier et Didier Bourdon, et joue également lui-même sur scène comme encore récemment dans Le Jardin d’Alphonse.
Il assure parallèlement la direction du Théâtre Michel de 2009 à 2018, permettant notamment en 2011 la création du Repas des fauves, pièce à l’immense succès récompensée de 3 Molières dont celui du spectacle du théâtre privé. En 2017, il met en scène pour le Théâtre Michel une de ces nouvelles adaptations : Columbo avec Martin Lamotte, finalise l’adaptation cinématographique de Fausse note et entame l’écriture de deux futures comédies Trompez sonnette, satire religieusement incorrecte ! et de Mick Jagger et son orchestre, une comédie sociale à l’anglaise.



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La presse en parle

Les deux comédiens sont très justes et très impressionnants. (…) Dans le huis clos de l’affrontement, ils sont magnifiques d’intensité et de précision et formidablement complices. C’est, comme on dit, de la belle ouvrage. Ce spectacle montre une fois de plus qu’il suffit de pas grand-chose, au théâtre, pour rendre pleinement heureux les spectateurs. Un texte fort, une unité de temps, de lieu, d’action, un bon directeur d’acteurs et deux excellents comédiens. (…) Pas de doute, c’est une vraie pépite qui nous est offerte !
Jean-Luc Jeener, Le Figaro

Fausse note, une partition intense et sans couac. (…) Dans le rôle du chasseur, Pierre Deny est la détermination faite homme. Dans celui du chassé, Pierre Azema tient la note, et quand tous deux sortent les violons, ce n’est pas précisément pour être en harmonie.
Pierre Vavasseur, Le Parisien

Fausse note est un spectacle remarquable. Didier Caron et Christophe Luthringer ont trouvé ce point de bascule indéfinissable, qui place une œuvre à l’endroit juste, où l’émotion, le rythme, le texte, le jeu et l’espace scénique se rencontrent exactement, et fusionnent par un phénomène de l’ordre de l’attraction, de la gravité, voire de la nécessité. C’est un travail d’horloger : le dispositif est si parfaitement pensé que le mécanisme théâtral, qu’on prête souvent au mystère, s’enclenche, et pas seulement par magie.
Marguerite Dornier, Le Bruit du off

Fausse note est fluide et l’attention toute portée sur ses comédiens. On est témoin d’un plan séquence millimétré à la virgule près. Chaque mot compte et les retournements de situation sont de plus en plus perturbants. L’écriture très cinématographique donne à la pièce cet aspect de film théâtral. Soyez bien attentif à ce qui est dit au début, les implants sont nombreux. (…) Un véritable jeu de piste qui conduit à nous questionner sur notre part d’ombre.
Yohann Marchand, France Net Infos