L'histoire
: Pendant que ses confrères brillent sur
scène, un acteur anonyme s'occupe en coulisse,
n'entrant sur scène que pour y donner les
maigres répliques de ses personnages. S'affairant
à ces tâches réputées
ingrates mais si essentielles pour que la magie
opère de l'autre côté du rideau,
l'acteur soliloque, reprenant à son compte
certaines anecdotes savoureuses confessées
par Pauline Carton dans ses mémoires de 1934.
Quand elle rédige Les Théâtres
de Carton, Pauline Carton a 50 ans et 30 années
de carrière passées essentiellement
à interpréter les bonnes et les concierges...
Dans ses Mémoires, elle relate sa vie de
comédienne. La mise en scène de ces
souvenirs et anecdotes par Jean-Marc Brisset nous
plonge dans ce que le spectateur ne perçoit
habituellement pas et qui cependant fonde et accompagne
toute aventure théâtrale : les bouts
de ficelle, les trous de mémoire, les fous
rires, les solutions de dernière minute…
Un « théâtre de carton »
très drôle et un personnage attachant.
Quelques mots sur une grande
dame : Dès son plus jeune âge, Pauline-Aimée
Biarez (1884-1974) n'a eu d'autre envie que de consacrer
sa vie à "jouer la comédie."
Toutefois, son "physique de pou" et "sa
voix de canard", comme elle s'en amusait elle-même,
l'amenèrent bien vite à ambitionner
d'abord les rôles de domestiques. Des rôles
de bonnes qu'elle tiendra toute sa vie, au théâtre
comme au cinéma, mais sous la direction des
plus grands. Ses collaborations avec L'Herbier,
Cocteau ou Gance, autant de noms qui définissent
une époque, lui valurent de se faire sa place
parmi les actrices qui comptaient. Pauline, devenue
Pauline Carton, d'après le nom de l'un de
ses rôles de jeunesse dans une pièce
de Pierre Wolf, livre ses souvenirs de carrière
dans deux livres Les théâtres de
Carton et Histoires de cinéma
avec la même ironie que celle de l'un de ses
plus proches amis, Sacha Guitry, dont elle fut la
fidèle confidente.
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