Saison 2008-2009 :

Dialogue d'un chien avec son maître
sur la nécessité de mordre ses amis

Texte : Jean-Marie Piemme
Mise en scène : Philippe Sireuil

Centre Marius Staquet (B)
du jeudi 28 au samedi 30 mai 2009 à 20h30

Photo de Dialogue d'un chien... - Jean-Marie Piemme - Philippe Sireuil - Théâtre National
photo: Théâtre National

Une caravane plantée sur un terrain vague entre deux bretelles d’autoroute. Voilà, l’indigente demeure où Roger, le portier du très chic hôtel Claridge, rentre chaque soir s’enfermer dans sa solitude. Dans le fracas d’un carambolage qu’il vient de provoquer, surgit un chien errant, dressé sur deux pattes, à la langue bien pendue et au vocabulaire choisi. Affamé, licencié par ses anciens maîtres pour faute grave (une franchise et un humour sans concession), l’animal entreprend de se faire nourrir et adopter par ce bonhomme bourru, mais visiblement en mal de compagnie. Les deux compères se lancent dès lors dans une joute oratoire qui les met l’un et l’autre face à eux-mêmes. Aux humiliations quotidiennes de leur exclusion sociale, font échos les blessures intimes, les petites et grandes lâchetés, toutes ces fêlures bêtement humaines, qui font que l’on ne sait plus, au final, qui, du cabot ou du bonhomme, est le plus vagabond des deux.

Philippe Sireuil, artiste associé au Théâtre National de la Communauté Française à Bruxelles, met en scène une nouvelle fable de Jean-Marie Piemme, enseignant en théâtre et auteur wallon dont une trentaine de textes ont déjà été portés à la scène. Interprété par un couple de duettistes qui sait mener la pièce du clownesque le plus joyeux à l’émotion la plus poignante, ce dialogue gouailleur entre un chien et son maître nous offre l’occasion d’une réflexion percutante et pleine de sagacité sur l’indifférence et l’animosité de notre société. Dans le contexte politique belge actuel, on ne peut, par ailleurs, s’empêcher de deviner, en toile de fond, l’esquisse d’un portrait de la Belgique et la mise en question de ses divisions.

« Avec la férocité salutaire et joyeuse d'une écriture qui ne prend pas le monde avec des pincettes et qui ne graisse la patte à personne, Jean-Marie Piemme, dans une sorte de "suite canine" à Toréadors que j'avais eu le bonheur de mettre en scène il y a quelques années, nous sert ici l'os, le nerf et la viande d'un beau morceau de théâtre à dévorer sans modération.» Philippe Sireuil, 2007.

Production : Théâtre National de la Communauté Française de Belgique
avec la collaboration de La Servante

Avec : Philippe Jeusette et Fabrice Schillaci
et les voix de Nathalie Laroche, Rose et Ysé Sireuil

Le texte de la pièce est publié aux éditions Actes Sud, Paris.

Durée du spectacle : 1h20 sans entracte

Le jeudi 28 mai 2009 rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation

Ouverture de la location aux non-abonnés dès le lundi 04 mai 2009

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