Saison 06/07 : L'Annonce à Guevara - presse |
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De Michel Franceus
Mise en scène Eric Leblanc |
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| "L’Annonce
à Guevara : à ne pas louper !" -
Christian Vincent – La Voix du Nord - 4 novembre
2006 |
C’est
une belle rencontre à laquelle nous convie
Michel Franceus, l’auteur de cette pièce
créée par La Virgule dans une mise en
scène d’Eric Leblanc. Et si le Che avait
succombé à l’amour d’une
ancienne maîtresse avant de repartir en Guerilla
? La face du monde en aurait-elle été
changée ? |
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| Au Salon de Théâtre,
L’Annonce à Guevara : à découvrir
! - La Voix du Nord - 3 novembre 2006 |
La
pièce écrite par le Belge Michel Franceus
est montée et présentée pour
la première fois au Salon de Théâtre.
Valérie Sarramona et Alan Le Rouzic Monot donnent
vie aux personnages de Michel Franceus. C’est
à Eric Leblanc un des piliers de la compagnie
transfrontalière La Virgule qu’est revenu
le plaisir et le travail de mettre en scène
ce huis clos |
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| " A voir L’Annonce
à Guevara, on se prend à rêver que
davantage d’hommes publics s’essaient au
théâtre" -Guillaume Branquart -Sortir/Autrement
Dit- 1er novembre 2006 |
Drôle
d’aventure que celle de cette pièce,
qui saute nombre de frontières. Erite par Michel
Franceus, échevin aux affaires culturelles
à Mouscron, elle est mise en scène par
Eric Leblanc (…) C’est dans un décor
épuré qu’Eric Leblanc se fait
metteur en scène et donne à entendre
les mots de Michel Franceus. Sur scène, deux
acteurs pour incarner les deux personnages de la pièce.
Alan Le Rouzic Monot compose un Che aux yeux perçant
plus que convaincant, habité par son idéal
en qui Lisa (Valérie Sarramona) tente de re-suciter
des sentiments plus humains. Mêlant le personnel
à l’historique, la pièce joue
avec les caractères des protagonistes qui,
au-delà du duel auquel ils semblent se livrer
n’en demeurent pas moins, chacun à leur
façon, liés par leurs valeurs. Un je
t’aime moi-non plus qui échappe finalement
au contexte très précis qui lui sert
de base de départ pour évoquer une question
universelle, celle de la frontière entre la
vie personnelle et les idéaux auxquels on se
voue. Echange d’idées et de sentiments,
la pièce éclaire autant le personnage
du Che qui celui de Lisa (…) A voir L’Annonce
à Guevara, on se prend à rêver
que davantage d’hommes publics s’essaient
au théâtre. |
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| L’Annonce à
Guevara ou le Che face à lui même - Marig
Doucy- Nord-Eclair- 24 octobre 2006 |
Choisir entre un idéal
citoyen et la douceur de son verger, la question
n’est toujours pas tranchée malgré
les différents apports d’intellectuels
de tous bords. L’intérêt de L’Annonce
à Guevara réside dans son questionnement
dialectique (…) La mise en scène sert
parfaitement le texte. Une pièce à
méditer, une œuvre à lire.
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| "Rue du Théâtre",
extrait de l'article de Michel Voiturier - 18 octobre
2006 |
"
Dans la vie, l’homme conscient doit se partager
entre son idéal idéologique et le concret
de son existence privée. Il n’est guère
évident de rendre les deux compatibles. La
générosité des idées a
du mal à cohabiter avec la petitesse journalière
; l’élan vers la collectivité
s’accommode difficilement d’un amour exclusif
pour un autre être, fût-il complémentaire.
C’est cette problématique qui sert de
trame à L’Annonce à Guevara sur
fond de réalité historique.
L’action commence en effet au moment où
le Che a décidé de quitter le Cuba
de Fidel Castro et ses fonctions ministérielles
pour reprendre la guérilla dans un Congo
en proie à de sanglantes dissensions internes
après l’assassinat de Lumumba, le leader
communiste anticolonialiste. Alors que le héros
de la révolution met de l’ordre dans
ses dossiers, surgit une femme. Elle est journaliste.
Elle vient demander clémence en faveur d’un
de ses confrères emprisonné pour avoir
oser égratigner le régime en place.
Elle représente la liberté de pensée
et d’expression devant la rigidité
doctrinaire. Elle se bat afin que la vérité
soit au service du progrès social. Cet affrontement
pose évidemment la question fondamentale
de la raison d’état face aux principes
moraux, aux droits de l’homme ; de la théorie
politique face aux réalités économiques.
La pièce comporte un autre élément,
induit par son titre, ressort dramatique lié
à l’humain. À l’inverse
de l’annonciation de l’ange à
Marie dans le Nouveau Testament, c’est ici
la femme qui informe le mâle qu’il est
père d’un enfant. La confrontation
mêle dès lors la problématique
individuelle de l’amour à donner en
couple à celle du don de soi pour une cause.
Elle interroge l’essence de l’acte charnel
selon qu’il est envisagé soit sous
l’angle du plaisir sexuel exutoire, soit en
tant qu’échange amoureux conséquence
des sentiments. "
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