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La
master class 2005
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| Avec
Sylvie Baure, Vincent Bonnet, Benjamin Dhier, Thierry Fouquet,
Nella Gonneau, Marie Harras, Charlotte Leroy, Charlotte Mas,
Ener Tambwe, Cécile Teurlay, Serge Vankeisbelck |
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| Jean-Marc Chotteau
a écrit "sur mesure" pour les élèves
de la master class 2005 des Ateliers-Théâtre
de La Virgule une pièce intitulée
"La Main courante". A l'issue de leurs
trois années de cours, les participants ont
ainsi pu jouer "leur" pièce de
théâtre devant près de 1500
spectateurs lors de la journée de la Communauté
Française de Belgique au Centre Marius Staquet
de Mouscron le 27 septembre 2005 et lors de la soirée
d'ouverture de saison de La Virgule au Théâtre
Municipal de Tourcoing le 30 septembre 2005. |
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| Un travail conçu
"sur mesure" |
Au cours des
répétitions de La Main courante, Jean-Marc
Chotteau a mis en œuvre une approche méthodologique
du travail de l’acteur, au moyen d’une
écriture « sur mesure », permettant
aux élèves, au cours de leur troisième
année au sein des ateliers-théâtre
de La Virgule, de s’impliquer personnellement
dans la construction de personnages à double
face : ils jouent à la fois un comédien,
et un comédien jouant un rôle.
Après avoir, dans un premier temps, exposé
aux élèves de son atelier le synopsis
de sa pièce, et distribué des rôles
de comédiens aux personnalités diverses
et poussées à la limite de la caricature,
Chotteau les a parallèlement distribués
dans des rôles de Molière (Agnès
de l’Ecole des Femmes, Done Elvire de Don
Juan Dorine du Tartuffe, Trissotin des Femmes Savantes,
etc.), en leur demandant de lire attentivement les
pièces correspondantes pour les raconter
ensuite en atelier, dans des exercices d’improvisation,
du point de vue propre de leur personnage.
C’est ce savant mélange de niveaux
de jeu, du « naturel » à la «
composition » qui, outre l’intérêt
pédagogique, nourrit la trame de La Main
Courante, comédie qui en enchâsse une
autre (Molière en pièces), pour révéler
progressivement et par quelques signes à
décoder comme dans un jeu de pistes (- ne
pleut-il pas sur la scène du théâtre
où ils doivent jouer le soir ?), la fabrication
de la magie théâtrale et la séduction
qu’elle exerce sur acteurs et… spectateurs
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La
Main courante
Rien de tel que de s’approprier les plus fameux personnages
de Molière pour faire perdre la tête à
un policier trop gentil pour être honnête !
Les membres de la troupe de Virgil Nasovitch doivent se produire
dans le théâtre d’une petite ville qu’ils
ne connaissent pas. Le jour de la représentation, ils
découvrent avec stupeur que les costumes de leur spectacle,
Molière en pièces, ont été dérobés.
Elisabeth, l’administratrice de la tournée, qui
a accompagné le metteur en scène au commissariat
pour y déposer une plainte, y a remarqué une
singulière ressemblance entre un des policiers et…
l’individu qu’ils ont vu se faufiler furtivement
le matin dans les coulisses du théâtre où
étaient rangés les costumes !
Avec la complicité d’Elisabeth, les comédiens
mettent alors au point un stratagème destiné
à déstabiliser le coupable. Les uns après
les autres, ils se rendent au commissariat afin d’y
faire, sur la « main courante », les plus loufoques
des dépositions : on croirait en effet y reconnaître,
ça et là, quelques unes des plus invraisemblables
situations des pièces de Molière, et même
quelques alexandrins !
Le spectateur sera entraîné dans ce jeu de faux-semblants,
de dupeurs et de dupés, et pourra mener sa propre enquête
avant de connaître le fin mot de l’histoire. Dans
une composition en abîme, la pièce permet aux
jeunes acteurs de s’exercer sur plusieurs niveaux d’interprétation,
et révèle petit à petit les mécanismes
secrets de l’illusion théâtrale.
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