Saison 04/05
: Quand les images font le mur |
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> Théâtre sans animaux
De Jean-Michel
Ribes
23, 24 et 27 février
2005
Au Centre Marius Staquet de Mouscron
Mise en scène Eric De Staercke
Par Le Théâtre
Loyal du Trac
Avec Anne-Marie Capelliez, Isabelle Defossé,
Olivier Massart, Pierre Poucet, Alexandre Von
Sivers
Une coproduction du Théâtre de
Namur, Centre Dramatique, et de l’ADAC
Le texte est publié dans la collection
Babel (Actes Sud-Leméac)
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Théâtre
sans animaux de Jean-Michel Ribes est une série
de petites fables, simples et presque anodines, autant
d’anicroches au bon fonctionnement de la merveilleuse
mécanique à broyer l’être
humain qu’est notre monde actuel. Dans la mise
en scène de l’auteur, la pièce
obtient en 2002 les Molière de la meilleure
pièce comique et du meilleur auteur francophone.
Il y a fort à parier que le délire et
l’insolence de cette comédie pétrie
d’une ironie mordante seront bien servis par
la nouvelle mise en scène d’Eric De Staercke
entouré de comédiens d’exception…
Fortement impliqué dans la défense des
auteurs vivants, Jean-Michel Ribes dirige aujourd'hui
le Théâtre du Rond-Point à Paris
: après avoir écrit une quinzaine de
pièces et réalisé quelques films
pour la télévision (dont la célèbre
série « Palace » écrite
avec Roland Topor, Gébé, Jean-Marie
Gourio et François Rollin), Théâtre
sans animaux, sa dernière pièce, est
un ensemble de huit histoires dont le point commun
est de prendre le quotidien à contre-pied,
de faire court-circuiter les idées convenues.
Bref, comme l’écrit Jean-Michel Ribes,
ce sont des « sursauts », « ces
petits moments délicieux qui nous disent que
le monde n’est pas définitivement prévu
et qu’il existe encore quelques endroits où
la réalité ne nous a pas refermé
ses portes sur la tête. »
Eric de Staercke a réuni cinq des plus fameux
comédiens belges pour interpréter les
personnages de Ribes, qui écrit-il, «
nous ressemblent, dans leur mesquinerie, leur lâcheté,
leur méchanceté et leur humanité
: ils se débattent seulement comme des naufragés
dans l’eau glacée. Ils luttent pour survivre
et leurs ébats sont désespérément…
drôles ! ». Aguerri aux mises en scène
de comédies contemporaines (on lui doit notamment
la mise en scène de Bain Zen par l’humoriste
Bruno Coppens), Eric de Staercke servira à
merveille ce credo artistique : le comique est aussi
une métaphysique. En témoigne cet extrait,
qui résonne comme l’axe dramaturgique
des courtes fables de Jean-Michel Ribes : «
- Anne : De toute façon, moi je trouve que
les gens ont trop d’esprit aujourd’hui
! La tête ! La tête ! Il n’y a plus
que l’intelligence qui compte maintenant, la
cervelle à fond jour et nuit, et ça
pense, et ça pense, ça file droit devant
mais pour aller où ? – Karl : C’est
un petit peu le problème. – Anne : Résultat,
on ne peint plus de carpe. – Lili : Juste, très
juste. – Richard : La vérité c’est
qu’on s’éloigne chaque jour un
peu plus des animaux. – Karl : C’est-à-dire
de nous-mêmes. »
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