Saison 04/05
: Quand les images font le mur |
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La Nuit des rois
De Shakespeare
17 et 18 mars 2005
Théâtre Municipal de Tourcoing
Par le Théâtre du Phénix
Avec les comédiens Guillaume Cramoisan, Valérie
Even, Nicolas Guillot, Isabelle Hazaël, Frédéric
Lefèvre, Jean-Luc Muscat, Eric Mariotto, Olivier
Neveux, Bruno Paviot, Elise Roche et les musiciens
(en alternance) Ludovic Bruni ou Benoît Simon,
Fred Pallem ou Cristobal Doremus, Fanny Rome ou Manoubia
Kefi
Musique originale et arrangements Fred Pallem
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Echoués
sur une île imaginaire, des jumeaux sèment
le désordre et récoltent l’amour : une
célébration festive de la folie shakespearienne,
dans la tradition du théâtre élisabéthain,
avec masques, chansons et musiciens sur scène.
Les dix comédiens et trois musiciens de la troupe
abordent ce grand classique avec le « style Phénix
» : une troupe de saltimbanques qui conçoivent
encore le théâtre comme une aventure, noblement
populaire, joyeusement musicale et rigoureusement travaillée,
et qui prouvent aux sages, avec Shakespeare, que le monde
est bien plus juste lorsqu’il est à l’envers…
Viola et Sébastien,
frère et sœur jumeaux, échouent après
un naufrage chacun de leur côté sur les rivages
d’une île : l’Illyrie. Si le spectacle
du Phénix débute avec la terrible tempête
qu’on ne voit pas dans l’œuvre originale,
c’est que cette tourmente détermine les conditions
de la comédie : tout arrive à cause du ciel,
rien n’est maîtrisable, les éléments
(le vent, la pluie, le feu) sont responsables du chaos du
monde. La mise en scène d’Anne Bourgeois met
l’accent sur l’univers d’imagination de
cette Illyrie fictive où tout est possible. De cette
Nuit des rois qui est originellement l’une des pièces
les plus musicales de Shakespeare, Anne Bourgeois et la
troupe du Phénix en font une comédie qui donne
une plus large part encore au rapport entre le jeu et le
chant, avec pas moins de dix chansons. Inspirées
des sensations des personnages et selon l’avancement
de l’intrigue, elles donnent un éclairage à
la fois psychanalytique et joyeux à la pièce,
grâce à un talentueux mélange de musiques
populaires (musique des balkans, musette, cirque, chansons
de ménestrel, western…). L’Illyrie du
Phénix devient une planète étonnante
et colorée, peuplée de petits personnages
masqués imaginés par la troupe, et qui détiennent
la clef de l’histoire… Toutes ces libertés
prises avec cette fameuse « Nuit des rois »,
en plus de la gaieté et du dynamisme qu’elles
communiquent au public, contribuent à illustrer le
propos du dramaturge anglais : les pauvres hommes sont soumis
aux caprices d’un monde bien plus fort qu’eux…
La traduction et l’adaptation de la célèbre
pièce du dramaturge anglais (intitulée originellement
« Tweelfth Night » soit la Douzième Nuit
après Noël qui marquait le début du carnaval),
ont été conçues sur mesure pour ces
joyeux saltimbanques réunis sous la direction d’Anne
Bourgeois, qui, avec roulottes, chevaux, emportent le théâtre
sur les places des villages et sillonnent la France durant
chaque été. Leur aventure théâtrale
se poursuit à présent en salle, tout en conservant
cet esprit nomade et itinérant, amenant avec lui
la même ivresse, la même chaleur, et la même
relation au public que dans les fêtes où les
spectacles du Phénix sont nés. |