Centre Transfrontalier de Création Théâtrale Tourcoing/Mouscron, dir. Jean-Marc Chotteau
     
 
 
 
 
 
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Saison 04/05 : Quand les images font le mur    

> J'espérons que je m'en sortira

D'après Marcello d'Orta

12 au 13 novembre 04
Théâtre Municipal de Tourcoing

Adaptation et mise en scène Marjorie Nakache
Par le Studio-Théâtre de Stains

Avec Isabelle Helleux, Ahmed Karetti, Bruno Lanteri, Vanessa Liautey, Sonja Mazouz, Marjorie Nakache, Kamel Ouarti
Traduction française de François Aynard publiée par les Editions du Seuil

 
 

Des paroles d’enfant nous parviennent de l’Italie du Sud qui nous décrivent leur famille, leur école, leur ville, leur pays… Qui nous disent, à l’aube du XXIème siècle, comment ils imaginent l’avenir.
Mêlant humour et amertume, tendresse et lucidité sans concession, la mise en scène de Marjorie Nakache utilise des formes plurielles comme le théâtre, la musique, la danse et le cirque, et nous emmène pour un voyage oublié, celui de l’enfance, un des biens les plus précieux que nous ayons possédé…

Marcello d’Orta, un instituteur napolitain, a eu la bonne idée de publier les écrits de ses élèves d’école primaire, recueillis sous forme de rédactions pendant plusieurs années, pour en faire une sorte de recueil de « brèves de cour de récréation » qui ont la saveur des verts paradis, et une couleur italienne qui concerne le monde entier. Quelle force que cette parole directe, sans recherche littéraire, uniquement préoccupée de dire la vérité !
Laquelle ? Celle d’Arzano. On épelle : A, R, Z, A, N, O, tel est le nom de leur village. Un petit village d’Italie du Sud, situé dans la périphérie de Naples, avec ses « mondices », ses « seringues droguées », et ses « maisons déglingouillées ». Un de ces faubourgs napolitains parmi tant d’autres où règnent en maîtres la pauvreté, la faim, la mafia, la drogue, le chômage et autres fléaux de notre société moderne. Vus avec cette innocence du coeur tantôt naïve, tantôt étonnamment lucide, propre aux enfants.
Echappant dangereusement à la rigoureuse syntaxe du « bien dire », le titre de l’adaptation que Marjorie Nakache nous propose de ces récits (« J’espérons que je m’en sortira »), exprime merveilleusement les pensées d’une bande de gamins irrésistibles interprétés par une troupe de sept adultes, à la fois acteurs, danseurs, chanteurs, magiciens, acrobates, jongleurs, trapézistes et funambules… Artistes complets, ils donnent vie aux paroles des enfants d’Arzano, dans une forme à mi-chemin entre l’univers des saltimbanques et les arts de rue… la rue, d’où justement les « enfants - auteurs » proviennent, devient ainsi le théâtre d’un univers onirique et imaginaire, contrasté entre une réalité quotidienne placée sous le signe de la violence et de la pauvreté, et le monde chatoyant et féerique des rêves d’enfant.

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