| Valérie
Fiévet, comédienne, metteuse en scène
et directrice du Théâtre du monde perdu, Compagnie
implantée dans le Nord, nous propose de cheminer
avec elle et ses deux acteurs pour retrouver, sur le plateau
nu du théâtre, un monde riche en situations
symboliques de quêtes essentielles… Car c’est
dans l’espace épuré de la scène
que peuvent naître les histoires les plus simples
et les plus touchantes, et finalement les plus singulièrement
proches de nos vies. Valérie Fiévet réunit
deux textes courts articulés autour d’une question
commune : « Peut-on donner un sens à ce que
l’on vit ? ».
Le premier, Le Tableau, est écrit par Victor Slavkine,
auteur russe né en 1935 auquel on doit de nombreuses
pièces de théâtre majeures, montées
par le metteur en scène Anatoli Vassiliev dans les
années 80. Dans un dialogue incisif et drôle
dont le style fait parfois penser à celui de Tchekhov,
Slavkine imagine la rencontre incongrue entre un peintre
qui expose son « chef-d’œuvre » dans…
une chambre d’hôtel, et le locataire de cette
chambre, en déplacement professionnel. Ce dernier
se trouve involontairement engagé dans une conversation
sur une œuvre qu’il avait à peine remarquée
!
Le texte qui suivra est l’adaptation d’un des
douze romans de Christiane Singer, écrivain français
résidant en Autriche, qui dessine le parcours d’une
femme artiste-peintre (elle aussi !), amenée à
reconsidérer sa solitude avec une clairvoyance pleine
d’humour…
S'il est un trait commun aux trois personnages de ce diptyque,
intitulé "Chemins de traverse", créé
pour la première fois dans l’intimité
du Salon de Théâtre, c'est peut-être
la recherche fructueuse du bonheur...
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