2005-2006
: Comme de bien entendu |
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Comma
Ecrit et mis
en scène par Jean-Marc Chotteau
Du 22 novembre au 23
décembre 2005
Salon de Théâtre de Tourcoing
Avec Estelle
Boukni et Jean-Marc Chotteau
Décors
Patrick Bugeïa
Pour tenter d’arracher
les patients du coma, il convient, disent les médecins,
de leur parler sans cesse. Mais quelle parole est
salutaire ? A la recherche du « comma »,
cet espace inaudible entre deux notes, Jean-Marc Chotteau,
dans une nouvelle création au Salon de Théâtre,
écrit et interprète une fable tragi-comique
où il sera question d’entendre battre
le cœur du théâtre.
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L’envie
était forte et semble-t-il partagée de retrouvailles
de Jean-Marc Chotteau et de son public, dans le chaleureux
et intime écrin du Salon de Théâtre.
Avec « Comma », l'auteur-acteur y met en scène
un spectacle tout en nuances, qui oscille sans cesse, dans
l’émotion ou le rire, entre la fable et la
plus personnelle des confidences.
Dans l’univers très concret d’une chambre
d’hôpital, un comédien vient rendre visite
à un parent - très proche !- dont on dit l’état
critique. Certes, le malade respire encore et son sang circule
parfaitement, mais il est entré dans un sommeil si
profond qu’il le prive de toute mobilité, et
s’il faut en croire l’infirmière, de
toute conscience, de toute sensibilité.
Tout espoir de guérison n’est pas perdu car
ce dont souffre le patient a son antidote : « il faut
lui parler, lui parler, lui parler sans cesse », dit
l’infirmière. Mais avec quels mots ? Ceux qui
ravivent la mémoire ou ceux qui suscitent le rire?
Ceux qui rassurent, ou ceux qui provoquent ? Ceux des poètes
ou des bouffons? Cela ne devrait pas être trop difficile
à l’acteur que vous êtes ! » dit
l’infirmière au visiteur…
Et si c’était de faire vivre le silence entre
les mots qu’une parole était entendue ? «
Comma » ne désigne-t-il pas en musique, cet
infime mais nécessaire fraction de ton entre deux
notes ? Et ce mot, en anglais, en espagnol, en allemand,
ne signifie-t-il pas la « virgule » : cet espace
où tout s’invente entre deux mots ?
Paradoxal éloge du silence, la pièce est aussi,
non sans humour, une allégorie du théâtre
et de son rapport au public… Un public depuis des
siècles cloué dans un fauteuil, tenu dans
le noir et condamné à se taire, mais objet
cependant des meilleures (-et des pires !) intentions, pour
qu’il réagisse.
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