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Edito
1993-94
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La saison comique
" On peut croire au sens de l'art, ce
qui est mon cas, sans être un praticien
des arts du sens, dont le théâtre
ferait souvent bien de se débarrasser.
Aussi, en vous invitant à partager
notre nouvelle saison (la cinquième,
soulignerait Prévert), ne tomberai-je
pas dans le piège de l'"Esthétocrate"...
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Edito
1994-95
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Un nouveau Salon de Théâtre
" Depuis son ouverture en 1998, Le Salon
de Théâtre avait accueilli près
de 35 000 spectateurs soit une moyenne de
5 000 par saison. Quand on songe que les dimensions
de la salle n'autorisaient pas plus de 63
places par représentation, on mesure
à quel point il était légitime
de considérer la petite scène
du boulevard Gambetta comme un des lieux les
plus vivants de la création théâtrale
en région ! ...
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Edito
1995-96
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Le théâtre, le prince et la rue
"Les dernières élections
en France comme dans de nombreuses démocraties
ont fait apparaître un désintérêt
croissant pour la chose publique. On constate
en même temps un inquiétant réveil
des idéologies antidémocratiques...
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Edito
1996-97
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Du dégel
"Descartes prend froid, s'enrhume et
meurt. Voilà ce qui arrive au philosophe,
à céder à la tentation
du compromis avec un Pouvoir, fût-il
celui d'une jeune Reine de 22 ans, qui l'invite
à lui donner quelques cours, dans l'hiver
glacé de la Suède...
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Edito
1997-98
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D'Epidaure à Tourcoing
"J'étais parti cet été,
en touriste, sur les chemins d'Ulysse, des
Cyclades au Péloponnèse, en
espérant qu'au-delà du bleu
et blanc des cartes postales, quelques vieilles
pierres grises d'antiques théâtres
grecs inspireraient le devoir de vacances
que je m'étais donné : boucler
l'éditorial de la plaquette de présentation
de notre saison, la dixième...
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Edito
1998-99
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Eloge de la virgule
"J'ai, virgule, au fond de ma mémoire,
virgule, le souvenir nostalgique de ces maîtres
en blouse grise dont les dictées, virgule,
lancinantes mélopées, virgule,
mêlaient aux mots des plus grands auteurs
l'incessante litanie des signes de ponctuation.
Point.
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Edito
1999-2000
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Ecoutez voir!
"Ce jour-là, partout en France,
mais aussi en Europe, aux Amériques,
et jusqu'aux confins des terres d'élection
de la culture occidentale, les avisés
directeurs de théâtre confièrent
à leurs spectateurs, en même
temps que leurs billets, des lunettes noires,
très noires, à la monture cartonnée,
à jeter après usage, bien qu'homologuées
par la Communauté Européenne...
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Edito
2000-01
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Une saison bien cadrée
"Généralement le cadre
d'un tableau vient en délimiter les
bords, la peinture une fois achevée.
Il peut même l'enjoliver : "aux
plus grossiers de ces dessins, écrit
Rousseau dans l'Émile, je mets des
cadres bien brillants". Au contraire,
au théâtre, le cadre -appelé
aussi "cadre de scène"- préexiste
à l'œuvre. Chaque saison est ainsi
comme un cadre à remplir, et l'édito
qui la présente est censé donner
un sens à un contenu...
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Edito
2001-02
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La cigale, la fourmi et le spectateur
"Cachées dans les figuiers qui
bordent la piscine, les cigales se donnent,
dans un vacarme assourdissant, un mal fou
à ne rien faire.
Moi, ça va, et les pieds resteraient
en éventail si quelques fourmis laborieuses
ne les empruntaient pour se faire un chemin
vers leur garde-manger d'hiver, quelques brins
d'herbe plus loin…
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Edito
2002-03
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Le cul par dessus tête
"En ce terrible onze septembre 2001,
deux tours qui osaient gratter le ciel se
retrouvèrent, dans un fracas d'apocalypse,
la tête en bas. L'horreur ayant été
mise en représentation, les habitants
de la planète eurent devant les yeux
-mais derrière des écrans- les
images infiniment diffusées d'un monde
dont il fut dit qu'il ne serait désormais
jamais plus " comme avant "...
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Edito
2003-04
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Texte, textile, texto: le dernier mot
"Ce n’est peut-être pas lui
qui s’est énervé le premier,
mais Gaston ne mâche pas ses mots, -
d’autant plus que c’est avec eux,
(les mots), qu’il veut en découdre.
On est dans les années quarante à
Paris, et après Antonin (Artaud), et
quelques autres metteurs en scène en
Europe, voilà que Gaston (Baty) élève
la voix pour fustiger la tyrannie censée
avoir plongé le théâtre
au tréfonds de l’abîme
: celle du texte...
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Edito
2004-05
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Quand les images font le mur
"C’est un tableau qui représente
… cinquante tableaux, accrochés
dans une des salles du château bruxellois
de Léopold Guillaume, archiduc d’Autriche
de la maison des Habsbourg. Les toiles sont
serrées les unes contre les autres,
cadre contre cadre, du sol au plafond, et
font le mur...
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Edito
2005-06
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On s'entend bien?
"A
vrai dire, pas mal, non ?
A en juger à la chaleur de nos retrouvailles
lors des soirées d’ouverture
de chaque début de saison, à
la confiance qu’un nombre toujours croissant
d’entre vous nous témoigne en
s’abonnant, à la fidélité
enfin de tous ceux pour qui, d’année
en année, La Virgule illustre sa définition
d’être une « signifiante
respiration », alors, oui, on peut le
dire : on s’entend bien...
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Edito
2006-07
>
Jeux, et enjeux
Il me plaît
au seuil de chaque nouvelle saison, alors
qu’il s’agit de vous présenter
dans un éditorial l’esprit qui
guida les choix de notre programmation, de
vous imaginer, spectateurs présents
et à venir, comme autant de compagnons
de « Jeux ». Le
théâtre est le lieu de tous les
jeux, - jeu de rôles, jeu de mots, jeu
d’esprit, jeu de scène, jeu de
lumières et jeu d’orgues, jeu
d’amours et de hasards…
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Edito
2007-08
>
People or populaire ?
"A
vrai dire, pas mal, non ?
A en juger à la chaleur de nos retrouvailles
lors des soirées d’ouverture
de chaque début de saison, à
la confiance qu’un nombre toujours croissant
d’entre vous nous témoigne en
s’abonnant, à la fidélité
enfin de tous ceux pour qui, d’année
en année, La Virgule illustre sa définition
d’être une « signifiante
respiration », alors, oui, on peut le
dire : on s’entend bien...
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