Centre Transfrontalier de Création Théâtrale Tourcoing/Mouscron, dir. Jean-Marc Chotteau
     
 
 
 
 
Abel et Bela / Situations critiques
Comma
L'Autobus n'est juste à l'heure...
Jouer comme nous
L'Annonce à Guevara
Effets de nuit
Prises de becs
L'Eloge de la folie
La Comédie du paradoxe
Le Bain des pinsons
L'Endroit du théâtre
L'Eloge de la paresse
La Vie à un fil
L'Esthétocrate
Petites misères de la vie conjugale
Le Jour où Descartes s'est enrhumé
Bouvard et Pécuchet
 
 
 
 

L'Esthétocrate

D’après Pol Bury
Adaptation, décor et mise en scène : Jean-Marc Chotteau

Spectacle créé en 1992 en co-production avec le musée des Beaux-Arts de Tourcoing, avec la collaboration de
Marie-Hélène Sarrazin et Jean-Paul Tribout.
Les dix-neuf tableaux ont été repris avec quelques retouches
et une nouvelle distribution au Salon de Théâtre à Tourcoing
et au Centre Marius Staquet à Mouscron en 2001.

Assistanat : Maud Piontek - Lumières: Sébastien Meerpoel - Régie plateau: Alexandre Roubinowitz – Jean-François Watel - Construction du décor et accessoires: Gérard Lecluyse, Marie-Hélène Besson, Art scène, Thomas Ramon - Musique: Maria Callas « La Gioconda » de Ponchielli - Rap conçu par HK de « Juste cause »

Avec, par ordre d’entrée en scène: L’Esthétocrate : Dominique THOMAS - L’artiste : Jean-Marc CHOTTEAU

 
 
 

> Extraits du spectacle
> Photothèque

 
Mais au fait, c’est quoi un « Esthétocrate » ? Pol Bury, sculpteur belge contemporain (ami de Magritte, Ionesco, Cioran, Kundera etc., et dont les œuvres sont exposées partout dans le monde), invente ce mot pour désigner les marchands d’art, critiques d’art, fonctionnaires culturels, conservateurs qui, par leurs discours clairs-obscurs sur les œuvres, finissent par opacifier les toiles qu’ils prétendent éclairer… Condamnant l’artiste à une course au concept, leur excès de pouvoir (kratos) sur le monde de l’art, met en péril les artistes.
Ces « précieux ridicules » de notre temps découragent parfois d’emprunter le chemin des musées… et des théâtres. C’est ce qui a motivé le « coup de gueule » de Jean-Marc Chotteau, qui réalise ici une comédie « esthétique », où sont irrésistiblement commentés… les commentaires, qui n’ont cessé de couler des urinoirs de Duchamp, comme des monochromes, des bleus Klein, et autres scarifications de Gina Pane.
Une joute aussi désopilante que... féroce !
 
"Outre les effets techniques, le génie tient à la finesse de l’humour" Marc Gallego, Liberté Hebdo
"Le théâtre entre au musée : une entrée tonitruante et décapante... Des tableaux aussi drôles que loufoques se succèdent à un rythme effréné... Grincheux s'abstenir ! L'humour est roi et les clins d'œil fusent..." Geneviève Rolland, La Croix Magazine
"Le plus beau du spectacle, c'est la mise en image de ce texte. Certains tableaux sont sublimes" Jacques Coulardeau, Liberté
"C'est drôle, incisif, impertinent. Une jubilation décapante" Michel Voiturier, Le Courrier de l'Escaut
"Une pièce rebondissant avec insolence sur le thème de la critique artistique… Saynètes se succédant telles des brèves ponctuées de délicieuses chutes… Un style débridé qui fissure allègrement le piédestal de cette (pseudo ?) intelligentsia artistique" Djamel Mezzin, Nord Eclair
"Une pièce décapante, pleine d'à propos et menée rondement... On rit beaucoup... Le décor est une merveille..." Pascal Foveau, Liberté Magazine
"Un vrai raffinement d’esthète (...) Le roi est aussi nu qu’une incertaine directrice de magazine dans sa tonitruante autobiographie, et sa cour l’habille d’amphigouris. Le dire, c’est déjà pas si mal. En rire, c’est encore mieux ! » " Roland Duclos La Montagne
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