| |
Virgulez,
il y a tout à voir! |
|
|
| >
Comma
Ecrit
et mis en scène par Jean-Marc Chotteau
Du 21 novembre
au 08 décembre 2006 (reprise)
Salon de Théâtre de Tourcoing
Avec
Estelle Boukni et Jean-Marc Chotteau
Décors
Patrick Bugeïa
Pour
tenter d’arracher les patients du
coma, il convient, disent les médecins,
de leur parler sans cesse. Mais quelle
parole est salutaire ? A la recherche
du « comma », cet espace inaudible
entre deux notes, Jean-Marc Chotteau,
dans une nouvelle création au Salon
de Théâtre, écrit
et interprète une fable tragi-comique
où il sera question d’entendre
battre le cœur du théâtre.
|
|
 |
|
| |
| |
>
Extraits
du spectacle
> Article
La Voix du Nord du 22/11/2005
> Télécharger
le Dossier du spectacle (9 Mo)
> Photothèque
> Télécharger
la fiche technique du spectacle (38 Ko)
|
| |
L’envie
était forte et semble-t-il partagée
de retrouvailles de Jean-Marc Chotteau et de son
public, dans le chaleureux et intime écrin
du Salon de Théâtre. Avec «
Comma », l'auteur-acteur y met en scène
un spectacle tout en nuances, qui oscille sans
cesse, dans l’émotion ou le rire,
entre la fable et la plus personnelle des confidences.
Dans l’univers très concret d’une
chambre d’hôpital, un comédien
vient rendre visite à un parent - très
proche !- dont on dit l’état critique.
Certes, le malade respire encore et son sang circule
parfaitement, mais il est entré dans un
sommeil si profond qu’il le prive de toute
mobilité, et s’il faut en croire
l’infirmière, de toute conscience,
de toute sensibilité.
Tout espoir de guérison n’est pas
perdu car ce dont souffre le patient a son antidote
: « il faut lui parler, lui parler, lui
parler sans cesse », dit l’infirmière.
Mais avec quels mots ? Ceux qui ravivent la mémoire
ou ceux qui suscitent le rire? Ceux qui rassurent,
ou ceux qui provoquent ? Ceux des poètes
ou des bouffons? Cela ne devrait pas être
trop difficile à l’acteur que vous
êtes ! » dit l’infirmière
au visiteur…
Et si c’était de faire vivre le silence
entre les mots qu’une parole était
entendue ? « Comma » ne désigne-t-il
pas en musique, cet infime mais nécessaire
fraction de ton entre deux notes ? Et ce mot,
en anglais, en espagnol, en allemand, ne signifie-t-il
pas la « virgule » : cet espace où
tout s’invente entre deux mots ?
Paradoxal éloge du silence, la pièce
est aussi, non sans humour, une allégorie
du théâtre et de son rapport au public…
Un public depuis des siècles cloué
dans un fauteuil, tenu dans le noir et condamné
à se taire, mais objet cependant des meilleures
(-et des pires !) intentions, pour qu’il
réagisse. |
haut de page  |
| |
|
|