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Revue de presse
« Louki, ce clown qui fait l’école
buissonnière est avant tout un
rêveur, un poète qui tente
de nous amuser et qui y réussit.
Un phénomène qui ne court
pas les scènes. » L’Express
« Des baratineurs porteurs des gènes
des Marx Brothers ! » Le Courrier
de l’Escaut
« Des discussions pataphysiques
à l’humour délirant
» La Gazette
« Un public conquis par la drôlerie
poétique de Louki » Nord
Eclair
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La
Voix du Nord - 11 mai 2006 - Par Christian Vincent
Un autobus qui ne passera jamais au Salon de Théâtre
A partir du 16 mai, Jean-Marc
Chotteau reprend "L'Autobus n'est juste
à l'heure que quand il ne passe pas".
Il avait créé cette pièce
du poète et chanteur Pierre Louki lors
de son arrivée à Tourcoing en
1988.
Attendre un autobus
dans une rue où il n’en passe jamais,
tel est le fil conducteur de la rencontre entre
deux hommes (Jean-Marc Chotteau et Dominique
Thomas). Jean-Marc Chotteau recrée L’Autobus
qu’il avait mis en scène 1988,
époque où il est arrivé
à Tourcoing.
La pièce n’avait jamais été
montée sur scène, créée
au départ par Louki pour France Culture.
L’homme, parolier de Brassens (dont il
assurait souvent les premières parties),
ami de Devos, Piccoli, chanté par les
plus grands a un univers poétique bien
à lui. Chanteur, auteur, poète,
écrivain, « c’est un poète
décalé, fantaisiste dans l’âme
» explique Jean-Marc Chotteau avec les
yeux remplis de tendresse et d’admiration
lorsqu’il évoque sa rencontre avec
Louki. « Il vit à l’écart
de tout, c’est un vrai poète, un
génie des mots.» Son univers côtoie
aussi Beckett (il jouera Luky dans En attendant
Godot…) celui de Jean-Christophe Averty,
un fêlé de jazz, pionner dans les
effets spéciaux à la télé
et le décalage version politiquement
incorrecte. Il vient aussi de sortir un nouveau
disque.
Pourquoi avoir eu envie de reprendre cette pièce
? « Cela fait des années que des
abonnés nous la demandaient et puis j’avais
envie de terminer cette saison ( il reste quand
même Les Caprices de Marianne en juin
à Mouscron) par un spectacle un peu plus
léger, moins grave que d’habitude.
La pièce s’est naturellement imposée.
Après la création de Comma j’ai
eu envie d’une récréation…
De me faire plaisir. »
L’absurde
pour rire
Deux personnages
attendent un bus qui ne passe pas, on est dans
le burlesque, dans l’esprit de la blague
du type qui repeint son plafond et qu’un
fou passe en disant « accroche toi au
pinceau, je retire l’échelle ».
Et si, justement le pinceau tenait ? C’est
ça l’absurde. « C’est
un éloge de la liberté, de l’absurde,
de la déraison. C’est le contraire
d’une prise de tête… »
- « Le gigantesque Dominique Thomas trouve
ici un rôle à sa démesure,
un rôle de folie pure. Moi, en opposition,
je joue le coincé. »
Jean-Marc Chotteau
et son équipe ont débuté
les répétitions en Belgique, au
pays des collines à Flobecq. «
On nous a herbés là-bas et en
échange nous avons accueilli la population
lors des répétitions, et nous
avons offert une représentation de La
Comédie du paradoxe. En octobre, nous
irons jouer L’Autobus là-bas. »
Cet échange a pu se faire parce que La
Virgule, Centre Transfrontalier, développe
son action des deux côtés de la
frontière. Tourcoing et Mouscron sont
parties prenantes des actions de la compagnie.
Il y a une quinzaine de jours, une nouvelle
ville, Wattrelos, s’est accrochée
au vaisseau de La Virgule. « Il est toujours
bon de développer des partenariats à
la conquête de publics.» Et du public,
Jean-Marc Chotteau n’en manque pas. Ses
abonnés ne sont pas prêts à
le lâcher… Près de 1500 fidèles,
ce n’est pas donné à tout
le monde. »
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POUR
LE PLAISIR, LA VIRGULE REPREND L’AUTOBUS
Nord Eclair - samedi 13 mai 2006 - Par Marig
Doucy
Reprendre «
l’Autobus(…) 18 ans après
sa création ets une sage décision
…Ou plutôt le parti pris du burlesque.
C’était
il y a 18 ans, c’est bien ça, «
quand nous sommes arrivés à Tourcoing
». en 1988 donc, Jean-Marc Chotteau et
sa compagnie « La Virgule » débarquent
à Tourcoing et présentent L’autobus
n’est à l’heure que quand
il ne passe pas. Un texte de Pierre Louki, mis
en scène par Jean-Marc Chotteau. «
Quand j’ai lu ce texte de Louki, je suis
tombé amoureux. C’est celle-là
que je voulais monter, il a accepté »
avance le directeur artistique.
« L’Autobus
», c’est l’histoire de deux
types qui attendent un autobus dans une rue
où il n’en passe aucun. «
Le décalage est burlesque, j’avais
envie de terminer la saison dans le rire, la
poésie ». Envie de se faire plaisir
aussi et de reprendre, avec son complice Dominique
Thomas, une pièce jouée pour la
dernière fois en 1991.
Alors quels changements
depuis la ,premère représentation
en 1998 ? « Les décors, essentiellement,
ont évolué, avance Jean-Marc Chotteau,
sans trop en dévoiler. « Dans son
œuvre, Louki écrit « Deux
personnages sur un banc ». Moi, ce banc,
je le place sur un plancher de théâtre
arraché, qui se transforme à la
fin… ».
De l’absurde
de la fantaisie, des similitudes avec la pièce
En attendant Godot de Samuel Bekett. «
Evidemment, Pierre Louki a joué dans
la première mise en scène de cette
œuvre. C’est la même famille
théâtrale, le même esprit.
» C’est ainsi que les deux personnages
distribuent du grain aux poissons. Et évidemment
de poissons, il n’y en a point.
Une heure trente de pure folie, selon Jean-Marc
Chotteau.
Alors voilà, pour le plaisir, place à
la dérision, à l’ «
éloge du non-sérieux dans un monde
qui l’est trop ». Et par amour de
son métier et des rencontres, faire plaisir.
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A
NOUS LILLE - du 8 au 14 mai 2006 - Par Alexandra
Pigny
EN ATTENDANT LOUKI - L’AUTOBUS N’EST
JUSTE A L’HEURE QUE QUAND IL NE PASSE PAS
Jean-Marc Chotteau
s’attaque à un drôle d’oiseau
dénommé Pierre Louki.
Totalement méconnu du grand public, ce
monsieur Louki est pourtant loin d’être
n’importe qui. Il traîne derrière
lui quelques 200 chansons poétiques,
drôles et loufoques. Ami proche de Brassens
il a aussi écrit des textes pour Jean
Ferrat ou Juliette Gréco, il a travaillé
avec Serge Gainsbourg à l’écriture
des titres La Main du masseur et Strip please.
Son travail est salué par de nombreux
prix. Au théâtre, il est également
loin d’être le dernier de la classe.
Il a notamment démarré sa carrière
d’acteur dans le rôle de Lucky dans
En attendant Godot de Beckett, sous la direction
de Roger Blin, pièce pour laquelle il
sera unanimement salué. Il accrochera
également à son palmarès
l’écriture d’une vingtaine
de pièces qui seront jouées dans
de nombreux théâtres parisiens
( Huchette, Hebertot, Lucernaire…), ainsi
qu’à Avignon. C’est donc
justice que lui rend Jean-Marc Chotteau en mettant
en scène L’Autobus n ‘est
juste à l’heure que quand il ne
passe pas. Cette histoire, à elle seule,
retrace parfaitement l’univers décalé
et poétique de Pierre Louki. Ici, deux
hommes attendent sur un banc un autobus, dans
une rue où il ne passe pas d’autobus
! Le duo occupe alors le temps en lançant
sur le trottoir du grain pour les poissons…
On pense ici à un Beckett qui aurait
croisé sur son chemin les Monty Python
et Raymond Devos. Ou quand l’inquiétude
métaphysique rencontre l’absurde
et la folie. Avec son complice Dominique Thomas,
Jean-Marc Chotteau propose alors ce qu’il
appelle lui-même une « ré-création
», d’une pièce déjà
jouée près de vingt ans plus tôt
au Salon de théâtre à Tourcoing.
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SORTIR - du 10 au 16 mai 2006 - Par Guillaume
Branquart
CHOTTEAU REPREND LE BUS
Après
la création de Comma en Décembre,
Jean Marc Chotteau recrée l’autobus
n’est juste à l’heure que
quand il ne passe pas de Pierre LOUKI. Une pièce
qu’il avait déjà montée
à son arrivée au Salon de Théâtre
à Tourcoing en 1998.
Chotteau et Louki,
c’est d’abord une rencontre. Celle
de deux amoureux des mots. Les bons comme les
mauvais, ceux qui sonnent et ceux qui résonnent.
Rien d’étonnant dès lors
à ce que les deux finissent par s’entendre
et que Pierre Louki confie à Jean Marc
Chotteau le texte de l’autobus…Près
de vingt ans ont passé, mais le plaisir
de plonger dans les mots de Louki est resté
le même pour Jean Marc Chotteau qui trouve
« la dérision de Louki toujours
bonne à entendre dans le monde d’aujourd’hui
». L’argument de la pièce
est plutôt simple et pas sans rappeler
un certain Bekett : deux personnages, installés
au bord d’une rue attendent un autobus
qui ne passera pas et se distraient en jetant
du grain aux poissons sur le trottoir.
VOYAGE DANS LA
DERISION ET L’IMAGINAIRE
Jouant de
l’absurde et du décalage, la pièce
emporte les spectateurs pour une heure vingt
d’une errance surprenante menée
tambour battant par Jean Marc Chotteau. Cette
re-création /recréation constituera
également l’occasion pour l’animateur
de la Virgule de retrouver Dominique Thomas
sur les planches quelques années après
l’Esthétocrate. Rien qu’une
histoire de mots donc, dans un décor
dépouillé, comme pour mieux donner
à entendre le texte de Louki. Le bus
part le 16 mai. Outre ces retrouvailles, la
Virgule travaille sur sa prochaine saison avec
la ville de Wattrelos comme nouveau partenaire.
Une saison 2006-2007 au cours de laquelle on
pourra entre autre découvrir une création
de Michel Franceus (partenaire mouscronnois
de La Virgule) autour de Che Guevara.
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