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Mademoiselle Julie


d’August Strindberg
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mise en scène Jean-Marc Chotteau
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Création 2021 - La Virgule
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À partir de 15 ans
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au Salon de Théâtre, Tourcoing
du 16 novembre au 11 décembre 2021

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Représentations en matinées sur demande
79 places maximum / représentation



 

Production : La Virgule
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Avec : Estelle Boukni, Julie Duquenoy, Melki Izzouzi
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Scénographie : en cours
Décor : en cours
Lumière : en cours
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Durée du spectacle : environ 1h30 sans entracte - création
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Tout public à partir de 15 ans
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Illustration : August Stridberg, Blommande mur, ca 1903, huile sur toile


Parce cette pièce présente à ses yeux un questionnement d’une incroyable actualité, Jean-Marc Chotteau s’attaque à porter à la scène le chef d’œuvre d’August Strindberg, Mademoiselle Julie, écrit en 1888 par l’auteur suédois.

La pièce, jugée trop sulfureuse, fut interdite dans son pays mais créée l’année suivante au Danemark. Elle est aujourd’hui l’une des pièces les plus jouées au monde, sans aucun doute du fait de son sujet, mais aussi, peut-être, parce qu’elle offre aux comédiens ce genre de rôles mythiques dont on rêve dans une carrière. C’est Julie Duquenoy, la merveilleuse Agnès de notre École des femmes en 2018, qui en tiendra le rôle-titre, aux côtés de Melki Izzouzi et Estelle Boukni. J.-M. Chotteau a souhaité mettre en scène cette pièce dans l’intimité de la petite salle du Salon de Théâtre. Il exauce ainsi le vœu de Strindberg d’un théâtre « naturaliste », « révolutionnaire » dans sa proximité avec le public, pour le faire entrer dans un huis clos tragique aux résonances hitchcockiennes.

L’action se déroule en effet en une seule nuit - celle de la Saint Jean, où le peuple s’enivre, danse et se donne l’illusion de pouvoir sortir de sa condition, - et dans un seul endroit : la cuisine en sous-sol du château de Monsieur le Comte. Julie, sa fille, à peine sortie de l’adolescence, y descend durant ce soir de fête populaire, peut-être un peu éméchée, pour s’encanailler et provoquer sensuellement Jean, le valet, sous les yeux mêmes de Kristin, la cuisinière à qui il a promis le mariage. Ces deux mondes vont, après avoir tenté de se séduire, s’affronter et se déchirer.

Au-delà de la lutte des classes, dont Strindberg se fait un implacable observateur, c’est une guerre des sexes qui apparaîtra au regard des spectateurs d’aujourd’hui, dans le combat que se livrent sans merci Jean et Julie pour le pouvoir et l’émancipation. Tout les oppose, et contre le cynisme froid du valet vient se fracturer l’innocence perdue de Julie, dont l’arrogance, les caprices, la solitude, sont à la mesure de son immense désarroi dans son désir impossible de liberté. De cette liberté-là, dont lui parlait autrefois sa mère, elle qui aurait tant aimé que Julie fût un garçon.