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L’Herbe de l’oubli


Écrit et mis en scène par Jean-Michel d’Hoop

Prix de la critique 2018 : Meilleur spectacle

Point Zéro (Bruxelles)

Spectacle proposé à l’abonnement

Du 12 décembre 2019 au 13 décembre 2019

Centre Marius Staquet, Mouscron [B]

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Jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2019 à 20h
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Jeudi 12 décembre, rencontre avec l’équipe artistique
à la fin de la représentation

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Production : Point Zéro (Bruxelles)
Coproduction : Théâtre de Poche (Bruxelles), Coop asbl (Bruxelles)
Avec le soutien de : Fédération Wallonie-Bruxelles, Shelterprod, Taxshelter.be, ING, Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge
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Avec : Léone François Janssens, Léa Le Fell, Héloïse Meire, Corentin Skwara, Benjamin Torrini
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Assistanat à l’écriture et la mise en scène : François Regout
Vidéos : Yoann Stehr
Musique : Pierre Jacqmin
Scénographie : Olivier Wiame
Marionnettes : Ségolène Denis
assistée de : Monelle Van Gyzegem
Lumières : Xavier Lauwers
Photos : Alice Piemme, Véronique Vercheval
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Durée du spectacle : 1h20 sans entracte
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Tout public à partir de 13 ans


Vidéo

Phototèque


En russe « Tchernobyl » signifie absinthe, l’herbe de l’oubli.
Pièce émouvante et percutante, offrant de magnifiques images de théâtre, L’Herbe de l’oubli interroge l’après de la catastrophe. Écrit d’après les témoignages des habitants de la région sinistrée, mêlant comédiens et marionnettes à taille humaine, le spectacle offre un point de vue sensible, documenté et mesuré sur les conséquences de la plus grande catastrophe nucléaire de notre histoire.
Équipe cousine de la Cie What’s up ?!, qui présentait la saison dernière Is there life on mars ?, le collectif belge Point Zéro travaille avec la même éthique : transmettre la parole-même des personnes touchées par les thématiques qu’il aborde, travailler une forme plastique et audio-visuelle ambitieuse, atteindre une simplicité dans l’écriture pour ouvrir ses spectacles aux plus jeunes.
Dressant le constat d’une vie qui reprend malgré tout dans un environnement hautement toxique, L’Herbe de l’oubli interroge la vanité de notre foi en nos technologies et le prix potentiel de notre confort quotidien.



L’HERBE DE L’OUBLI

« Le 26 avril 1986, survenait la plus grande catastrophe technologique de l’histoire de l’Humanité. L’explosion du réacteur 4 de la Centrale de Tchernobyl, à l’occasion d’un test, a émis 100 fois plus de radiations que les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki. Le nuage radioactif généré par l’explosion a principalement touché la Biélorussie et l’Ukraine. Mais l’Europe entière fut atteinte. Métaux lourds et éléments radioactifs sont toujours là, dans la terre... pour toujours... enfin presque... des millions d’années... plus longtemps que notre mémoire.
Dans notre imaginaire, cela s’est passé très loin... et pourtant... Tchernobyl c’est à 3 heures de vol à peine de Bruxelles... 2000 kilomètres... c’est comme aller à Lisbonne… ou presque.
L’équipe de Point Zéro est partie en Ukraine à la rencontre des habitants de Tchernobyl afin de les interroger, sur leur passé, leur quotidien. Ce spectacle aurait pu s’appeler
Les Gens de l’après. Il s’inspire de la parole des témoins, celle de l’intime et des impressions. L’Herbe de l’Oubli est une invitation à pénétrer cette zone d’exclusion, étrangement baptisée « Réserve Radiologique Naturelle ». Une zone forestière, avec lynx, loups, bisons, chevaux sauvages, et quelques personnes âgées retournées vivre dans leur maison. Et puis... Pripiat, cette ville de Biélorussie fantôme où des aigles nichent au sommet d‘immeubles soviétiques abandonnés. Ça peut presque paraître romantique...
Au-delà des enjeux pour l’humanité et la planète, cette catastrophe nous semblait porter en elle des questions à porter sur un plateau de théâtre : Tchernobyl questionne sans cesse le réel ; rien n’est visible, palpable. La radiation est inodore et incolore. Et pourtant bien présente... Un spectacle entre fiction et radioactivité.
 »

Jean-Michel d’Hoop



JEAN-MICHEL D’HOOP et LA COMPAGNIE POINT ZÉRO

Après une formation à l’IAD, la Klein Akademie et l’INSAS, Jean-Michel d’Hoop est d’abord comédien sous la direction entre autres de Michel Dezoteux et Philippe Sireuil.
Il fonde très vite la Compagnie Point Zéro et crée un lieu pluridisciplinaire : Les Vétés, dans une ancienne école vétérinaire à Anderlecht.
En 1993, sa première mise en scène, Yvonne, Princesse de Bourgogne de Gombrowicz, remporte le Premier Prix Théâtre de la COCOF. Suivront Peer Gynt d’Ibsen et Le Fou et la Nonne de Witkiewicz, créations elles aussi récompensées.
La compagnie quitte ses « étables » pour les velours du Théâtre de la Place des Martyrs. Elle y crée de nombreux spectacles (L’Éveil du printemps de Wedekind, Le Village en flammes de Fassbinder, Thyeste d’Hugo Claus, Opéra Panique de Jodorowsky, …).
Puis Point Zéro déménage au Théâtre de la Balsamine. C’est là que s’opère une mue artistique majeure avec la découverte du jeu entre acteurs et marionnettes de taille humaine. Elle crée ainsi deux nouveaux spectacles d’Alejandro Jodorowsky, L’École des ventriloques et Trois vieilles, productions qui font le tour du monde. Point Zéro dispose aujourd’hui de son propre lieu pour y développer ses recherches et ses créations, tel Gunfactory, remarquable spectacle sur le « commerce » des armes. Parallèlement à son travail créatif, Jean-Michel d’Hoop enseigne à l’Institut des Arts de Diffusion.



La presse en parle

La pièce est coup de poing, de griffe mais aussi de chaleur humaine. Un spectacle qui démontre à quel point la parole humaine, le focus, l’incarnation et l’attention aux êtres touche bien plus qu’une froide énumération des faits.
La Libre Belgique

Des images fortes et sidérantes !
L’Écho

L’Herbe de l’oubli ouvre grand nos yeux.
Le Soir

La Compagnie Point Zéro au sommet de son art ! (…) Une mise à distance qui, loin d’atténuer la force du propos, lui donne une belle profondeur, entre poésie et fantastique. Un beau travail d’équipe. A voir d’urgence et à faire voir à tous les jeunes qui auront à faire des choix cruciaux pour l’avenir de leur planète.
RTBF - Culture

Les exceptionnelles marionnettes de Ségolène Denis, assisté par Monelle van Gyzegezm, sont là pour témoigner des mutations génétiques, des corps qui meurent, du massacre des animaux. Une réalité poignante et utile. Dans un spectacle qui pousse à aimer la nature, les humains et la vie, mais qui glace le sang et les consciences. Remarquable.
Gérald Rossi, L’Humanité

Une pièce qui réveille les consciences. Car les années s’écoulent et loin d’être résolues, les conséquences de Tchernobyl sont là, insidieuses, visibles et invisibles mais aussi silencieuses. ? Un spectacle remarquable à découvrir de toute urgence, à partir de 15 ans.
Julie Lang-Willar, Vaucluse matin

Aussi interpellant que glaçant.
Théatrorama