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L’HOMME DANS LE PLAFOND


De Timothy Daly
Mise en scène d’Isabelle Starkier

Jeudi 05 et vendredi 06 février 2015
au Théâtre Municipal Raymond Devos, Tourcoing [F]

Spectacle à l’abonnement


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Production : Cie Isabelle Starkier (Paris)
Coproduction : Avant-Seine Théâtre de Colombes, Espace Jacques Prévert (Aulnay-sous-Bois)
Avec le soutien de Fontenay-en-Scène et du Théâtre de l’Ouest Parisien (Boulogne-Billancourt)
Avec l’aide de l’ADAMI, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de la Fondation du Judaïsme Français

Avec : Christine Beauvallet, Daniel Berlioux, Michelle Brûlé, Vincent Jaspard, Isabelle Starkier

Traduction : Michel Lederer
Décors : Jean-Pierre Benzekri
Costumes : Anne Bothuon
Création lumières : Bertrand Llorca

La Cie Isabelle Starkier en résidence au Théâtre Gérard Philipe (Saint-Cyr-l’École) et à la MJC Théâtre de Colombes est soutenue par la Région Ile de France, le Conseil Général des Hauts-de-Seine et le Conseil Général de Seine-Saint-Denis

Durée du spectacle : 1h30 sans entracte


Phototèque


Après Le Bal de Kafka, Isabelle Starkier signe la mise en scène d’un nouveau texte de l’Australien Timothy Daly. Fable cruelle et drôle sur la nature humaine, inspirée d’une anecdote réelle survenue à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, L’Homme dans le plafond baigne dans un esprit satirique, servi par une esthétique à cheval entre le théâtre gouailleur de Brecht et l’inquiétante noirceur de l’expressionnisme allemand.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un couple de » braves » Allemands accepte de cacher un Juif dans son grenier. Les époux demandent en échange au fuyard un loyer conséquent qui couvrira leurs frais. La situation est rentable, mais elle est aussi véritablement dangereuse puisque en ces temps troublés les jalousies et les regards indiscrets des voisins peuvent avoir de funestes conséquences. Quand la guerre prend fin, l’Allemagne est en ruines et la famine menace un peuple hébété par la défaite. Pour pouvoir continuer à puiser dans le pécule de leur infortuné compagnon, le couple cache à son hôte qu’il peut désormais sortir librement sans crainte pour sa vie. Plusieurs mois encore, l’homme restera ainsi terré dans le grenier de ceux qui sont devenus ses geôliers…

L’Homme dans le plafond est la seconde pièce de Timothy Daly montée par Isabelle Starkier en collaboration avec le traducteur Michel Lederer. Ils ont choisi de cacher leur « homme » dans un « plafond » quand le titre anglais le place dans un « grenier », comme pour mieux signifier la folie qui entoure cette situation incroyable. Le décor figure la maison, l’homme vit littéralement au dessus du couple comme une araignée qui tournerait sans cesse dans leur tête. L’espace chancelant, l’omniprésence importune du voisinage, transmet au public le trouble qui ronge ces êtres acculés à la survie - et ne manque pas d’évoquer l’inquiétante folie d’un Docteur Caligari. Mais l’humour domine dans cette histoire absurde, contée par un narrateur gouailleur qui s’accompagne à l’accordéon, et jouée avec justesse par des comédiens parfaits dans le registre. La mise en scène évoque le théâtre de Brecht et Weill, on y retrouve aussi l’esprit populaire et satirique de l’Allemagne des années 30, celui de l’Alexanderplatz de Döblin et de la Nouvelle Objectivité, l’esthétique délirante et désespérée d’une société qui plonge dans le cataclysme.


Isabelle Starkier

Ancienne étudiante de l’École Normale Supérieure, agrégée, Isabelle Starkier est maître de conférences en études théâtrales à l’Université d’Évry. Elle a publié de nombreux textes et ouvrages dans le cadre de ses recherches qui portent principalement sur la place esthétique, éthique et sémiologique du théâtre dans la Cité. Parallèlement à ses études, elle se lance très tôt dans la pratique du théâtre et se forme auprès de Daniel Mesguich, aux Quartiers d’été dirigés par Antoine Vitez, puis Philippe Adrien. Elle crée sa compagnie Star Théâtre en 1985 avec l’ambition de défendre le théâtre contemporain et la création de textes nouveaux autour de sujets d’actualité politique et sociale, mais sans renoncer à faire appel à la force des classiques. Elle crée ainsi de nombreux spectacles, entre autres La Dernière nuit d’Otto Weiniger et Les Lendemains qui chantent faux de Joshua Sobol, Têtes Rondes et Têtes Pointues de Bertolt Brecht, Le Marchand de Venise de Shakespeare, Scrooge d’après Dickens, ou Le Bal de Kafka de Timothy Daly et Monsieur de Pourceaugnac de Molière qu’elle a présentés à La Virgule.


La presse en parle :

L’Art de mêler finement burlesque et tragique. La Terrasse
Le propos sans complaisance sur la nature humaine est admirablement servi par la mise en scène. Les 3 coups
Des comédiens de tout premier plan, une partition délicate pour l’ambivalence des personnages. Froggy’s Delight