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L’AFFAIRE DUSSAERT


De et par Jacques Mougenot

Du jeudi 03 au samedi 19 avril 2014
au Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

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"Prix Philippe Avron" Festival d’Avignon 2011
"Prix du festival d’humour" Dax 2007

Présenté par : Scène et Public - Pierre Beffeyte (Paris)/span>
Coproduction : Scène et Public, Canal 33 (Paris)
Durée du spectacle : 1h15 sans entracte


Phototèque


Jubilatoire, salubre et culturellement incorrecte, la conférence de Jacques Mougenot pose avec malice mais bienveillance la question de l’imposture dans l’art contemporain. Si Philippe Dussaert est aujourd’hui méconnu du grand public et oublié de quelques spécialistes - trop prompts à louer l’inventivité de jeunes artistes qui plagient benoitement leurs prédécesseurs -, l’artiste aura pourtant été le chef de file du mouvement « vacuiste » célébrant la disparition du sujet, et parfois même de la forme. Menée par un expert en la matière, cette conférence pince sans-rire et hilarante remet à leurs places, d’un même élan, les idées reçues sur l’art actuel et ses exégètes infatués.

« À l’heure où foisonnent les genres, les tendances, les écoles et les mouvements dans l’art contemporain, il était à craindre qu’une peinture inclassable, faute d’étiquette, rebute la critique ; qu’un artiste qui réussit ce tour de force presque impossible d’appartenir à la fois à l’avant-garde et à la tradition, soit d’emblée condamné par les partisans de l’un et de l’autre, bref, que celui qu’on a surnommé le peintre de l’inaperçu passe lui-même inaperçu. Par un paradoxe heureux, dont je suis encore surprise, il n’en a rien été et l’œuvre de Philippe Dussaert, dès son apparition, a été regardée comme une œuvre majeure appelée à figurer parmi celles qui marqueront la fin du XXème siècle. »

Voilà comment Mme d’Argenson, critique d’art, présente l’œuvre du peintre contemporain Philippe Dussaert, … qui n’est plus notre contemporain, puisqu’il nous a quittés il y a une vingtaine d’années… mais sa peinture, bien sûr reste contemporaine.

Préambule de L’Affaire Dussaert

L’idée de ce spectacle hors du commun, par sa forme de pseudo-conférence d’abord, par son sujet ensuite, est née de la rencontre entre Peggy D’Argenson, galeriste, critique d’art, qui exposa et promut l’œuvre de Philippe Dussaert, et Jacques Mougenot, comédien, auteur dramatique, qui avait déjà parlé peinture avec Corot, une pièce mise en scène et jouée à Paris par Jean-Laurent Cochet et sa compagnie. Il ne pouvait qu’être séduit par l’histoire et la personnalité de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien, initiateur du mouvement « vacuiste » dans les années 80, dont l’achat de la dernière œuvre par préemption de l’état suscita tant de controverses au sein du monde culturel et politique. Il était d’autant plus utile de rappeler un tel événement que l’actualité de l’époque l’avait (guerre du Golfe oblige) quasiment passé sous silence. C’est aussi l’occasion pour l’auteur d’aborder avec humour le thème de l’art d’avant-garde et de ses abus, en mêlant dans ce monologue singulier, satire et comédie, cocasserie et gravité, pertinence et impertinence.


Jacques Mougenot

Après des études à l’École Centrale de Lille, Jacques Mougenot embrasse la carrière de comédien. Il suit successivement l’enseignement du Cours Raymond Girard, de Tony Jacquot au Conservatoire du XVème, et de Jean-Laurent Cochet dans la classe supérieure d’art dramatique de la Ville de Paris. Il devient l’assistant de ce dernier dans ses cours privé et public où il enseignera lui-même jusqu’en 2005. Il enseigne depuis principalement à l’occasion de stages et de masters class, et anime des conférences sur Rostand, Guitry, La Fontaine ou Proust.

Depuis 1987, il a joué dans de nombreuses productions théâtrales sous la direction notamment de Philippe Le Gars, Djamel Guesmi, Jean-Luc Tardieu, Jean-Pierre André et dans des dizaines de pièces mises en scène par Jean-Laurent Cochet. Il tourne également pour l’écran devant la caméra de Claude Pinoteau et de Josée Dayan. Il est l’auteur de plusieurs pièces dont, certaines connaissent une longévité sur les planches tout à fait remarquable : Ainsi soit « je », La Carpe du duc de Brienne, Le Maître chanteur, Corot, L’Affaire Dussaert, La Création du monde, Un type sans intérêt, Deux timides à la clé. Il a également écrit un roman La Machine à démonter le temps et préfacé. En collaboration avec André Comte-Sponville et Gilles Perrault, il préface La Beauté est une victoire, recueil de correspondances de Maurice Mazo, peintre dont Jacques Mougenot a écrit une biographie.

« Jacques Mougenot possède l’art délicat de la conversation, nous sommes suspendus à ses lèvres. La conférence est passionnante, drôle, déroutante, illustrée par les œuvres de Dussaert, bizarrement au purgatoire des médias. Le spectacle captivera autant les fervents d’art que les béotiens. » Spectacles Sélection
« Ironique, intelligent et comique. Les spectacles qui conjuguent toutes ces qualités sont suffisamment rares de nos jours pour vous y précipiter. » Jannick Alimi, Le Parisien
« Les amateurs de surprises et les pourfendeurs de la pensée unique apprécieront. » L’Express
« Un spectacle en tout point impeccable. » Jean-Luc Jeneer, Le Figaro
« A ne pas manquer. » Marie-Céline Nivière, Le Pariscope
« Instructif, drôle et burlesque. »ELLE