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C’est toujours un peu dangereux


de s’attacher à qui que ce soit

d’Eno Krojanker et Hervé Piron - Enervé

Théâtre de Namur - Cie Enervé

Spectacle proposé à l’abonnement
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Du 19 mars 2020 au 4 avril 2020

Salon de Théâtre, Tourcoing [F]

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• mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 20h
• samedi à 17h
• relâche les dimanches et lundis

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Complet les 19, 20 et 26 mars
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Les mercredis et les jeudis, rencontre avec l’équipe artistique
à la fin de la représentation

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Coproduction : Théâtre de Namur - Centre Dramatique, Cie Enervé (Bruxelles)
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Conception et interprétation : Eno Krojanker, Hervé Piron
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Dramaturgie et œil extérieur : Marie Henry
Création sonore : Maxime Bodson
Création lumière : Laurence Halloy
Assistant création lumière : Kevin Sage
Régie générale : Christophe Van Hove
Conception masque et perruque : Loïc Nebrada, Rebecca Flores
Construction : Simon Borceux
Photos : Alice Piemme, Beata Szparagowska
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Diffusion : Habemus Papam -– Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard (Bruxelles)
Avec le soutien de l’Atelier 210 et l’accompagnement artistique de L’L

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Merci à Marie Lecomte, Alice Hubball, Leila Putcuyps, Matthieu Boxo, Laurent Talbot, Beata Szparagowska, Bilal El Arrasi, Loïc Scuttenaire, Laurence Patteet, Gwenn Van Ees et à la Fabrique Imaginaire, à la Balsamine, au Théâtre Les Tanneurs, au Rideau de Bruxelles et aux Brigittines
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Durée du spectacle : 1h30 sans entracte
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Tout public à partir de 15 ans


Vidéo

Phototèque


Eno Krojanker et Hervé Piron, après y avoir commis il y a quelques saisons un irrésistible Petit déjeuner orageux un soir de carnaval, réinvestissent le Salon de Théâtre avec un nouvel opus tout aussi drôle, provocateur et, au final, terriblement profond.
Questionnant les codes du théâtre jusqu’à l’absurde et embarquant le public dans un délire mégalomane, le duo se livre à une exploration des processus de narration, de la mise en place d’une empathie factice envers les personnages, à l’investissement émotionnel des comédiens-eux-mêmes dans leur jeu.
Taquinant joyeusement les spectateurs, pour mieux célébrer le lien créé au théâtre entre un plateau, ses personnages, ses acteurs et le public, C’est toujours un peu dangereux de s’attacher à qui que ce soit est une farce moderne et subtile. Elle interroge le pouvoir, celui de savoir manipuler les émotions, déformer le reflet tendu à la société.



C’EST TOUJOURS UN PEU DANGEREUX SE S’ATTACHER À QUI QUE CE SOIT

Tous les acteurs le savent : il n’y a pas de mauvais public, il n’y a que de mauvais spectacles. Tous, sauf Eno Krojanker et Hervé Piron (leurs personnages, à tout le moins), qui inversent le paradigme avec humour et finesse, cherchant à apprendre aux spectateurs comment devenir un « bon public ».
Avec une jubilation pour l’absurde et l’autodérision, les compères jouent à esquisser jeux de pouvoir, de désir et de frustration que peut charrier tout rapport avec l’autre. Prenant pour point de départ une histoire d’enfance à la fois tragique et anecdotique, ils chatouillent les clichés de l’artiste narcissique et questionnent le rapport scène-salle. Empathie, voyeurisme, conditionnement ? Et si, tout compte fait, le théâtre tenait plus de la dictature que d’une belle et grande famille ?
Auteurs et interprètes de leur travail, leur écriture flirte allègrement avec l’autofiction. Le duo joue alors avec d’autant plus de malice retorse et pince-sans-rire à déplier les artifices et la « magie » du théâtre. Traversée d’un bout à l’autre d’un second degré désarmant de vérité, la pièce questionne la manipulation des émotions et la tentation de la dictature par le spectacle. Un thème toujours profondément actuel.



HERVÉ PIRON

Né en 1974, après avoir obtenu une licence en Sciences Politiques à l’ULB, il suit des études de théâtre à l’INSAS à Bruxelles. Il travaille avec Charlie Degotte, Isabelle Pousseur, Marcel Delval, Julien Roy, Jean-François Noville, Daniel Danis, Virginie Thirion, Jérôme Nayer, Anne Thuot et Antoine Laubin.
Il a fait partie du groupe TOC et a participé à un projet avec Transquinquennal, deux collectifs qui témoignent de son goût pour un théâtre expérimental.
Au cinéma, il tourne avec Jaco Van Dormael, Philippe de Pierpont, Philippe Monier, Jean-Luc Gazon, et Michael Bier.
Il enseigne également et donne des ateliers pour enfants et adolescents.



ENO KROJANKER

Diplômé de l’INSAS, section interprétation dramatique, Eno Krojanker joue, entre autres, dans Wayn Wash 1 : Maria-Dolores et Wayn Wash 2 : Jean-Baptiste de Wayn Traub, Les Croisés, Wanted Hamlet et Deux ennemis inséparables de Marcel Cremer pour Agora Theater, La Fontaine au sacrifice de Marie Henry pour le Groupe TOC, et Les Amantes de Elfriede Jelinek, mis en scène par Virginie Strub, prestation pour laquelle il reçoit le Prix de la Critique - Meilleur espoir masculin.
En 2012, il crée avec Yannick Duret, dans une mise en scène d’Anne Thuot, Petites histoires à faire des cauchemars d’Étienne Lepage.



HERVÉ PIRON ET ENO KROJANKER SONT… ENERVÉ

Après avoir créé ensemble Petit déjeuner orageux un soir de carnaval à L’L à Bruxelles, C’est toujours un peu dangereux est le second projet de leur duo, aujourd’hui baptisé Enervé.
Ils participent tous deux au collectif Rien de spécial qui a également créé récemment Rater mieux, rater encore, Obsolète, MiMixte et Desperado.



La presse en parle

Le spectateur se retrouve embringué dans un jeu pervers sur le narcissime, la mégalomanie, la manipulation des foules. Mine de rien, le tout est très malin, original, grinçant à souhait.
Le Canard Enchaîné

Les compères - dans des rôles à la fois bien délimités et en perpétuelle transformation - démontent la mécanique théâtrale ; déjouent ses codes. Là où le spectateur cherche à se faire rire, ou se faire peur, ou se faire frémir, l’artiste lui aspire au regard, à l’adhésion. C’est sur le décalage, voire le dérapage entre ces deux notions, et le malaise qui en jaillit, que tablent Eno Krojanker et Hervé Piron dans cette entreprise de construction/démolition tantôt inquiétante, tantôt hilarante, qui vous convoque au-delà du miroir.
Marie Baudet, La Libre Belgique

C’est troublant, c’est juste, et en plus c’est livré avec tellement de créativité et de joie communicative.
Marc D, Demandez le programme

Pourquoi ce serait toujours au comédien de porter la responsabilité d’un échec ? Et s’il arrivait au public d’être mauvais ? Eno Krojanker et Hervé Piron retournent les relations entre scène et salle et dirigent le public, comme un metteur en scène dirigerait un comédien, pour qu’il soit en empathie avec ce qu’on lui montre (et qui n’a pas grand intérêt). C’est drôle et on se laisse faire. Jusqu’à ce que s’opère un subtil glissement de terrain. Et que l’on passe d’une manipulation à une autre. Car si on accepte de se faire manipuler au théâtre ou au cinéma, jusqu’où acceptons-nous d’être menés par le bout du nez ? En partant du théâtre, Krojanker et Piron élargissent le propos et traitent, grâce à un retournement de situation flippant, du totalitarisme et de son corollaire, la déshumanisation. Et là, si l’on rit toujours, c’est en grinçant des dents.
Éric Russon, Moustique